«La Bastide blanche». Téléfilm français en deux parties de Miguel Courtois avec Bernard LeCoq, Julien Guiomar, Léa Bosco. Première partie. Au XIXe siècle, dans un petit village isolé de haute Provence, le conflit entre deux maîtres des glaces dont l’un tente par tous les moyens d’éliminer son concurrent. La haine, la convoitise, la jalousie, l’amour sont autant de sentiments qui embrasent la corporation des geleurs et attisent les adversités. À Signes, en haute Provence, Amédée Giraud exerce le très vieux métier de geleur. Devenu maître des glaces, il dirige, avec l’aide de son fidèle Fernand, la Bastide blanche et une dizaine d’ouvriers. Ceux-ci, au sommet de la Sainte-Baume et par tous les temps, façonnent l’eau de pluie gelée par le mistral hivernal en des blocs qu’ils doivent stocker dans des tours de pierre. Si d’Aix à Avignon, de Marseille à Toulon, la glace se vend bien, Amédée et Henriette, son épouse, connaissent cependant des difficultés financières. En effet, une guerre sans merci oppose ce vieux Provençal à la noble stature, respectueux des traditions, au châtelain Jean Roumisse, un homme cynique qui, toujours suivi de son conseiller, le sinistre Caronnet, évince petit à petit tous ses concurrents. Autant dire que les Giraud attendent avec impatience le retour de leur fils, Justin, parti faire son service militaire sur un bateau. Ils ne sont pas les seuls à espérer. Il y a également la jolie Magali, l’amie d’enfance de Justin. Les deux jeunes gens se sont déjà fait de tendres promesses. Mais la mère de la jeune fille, Victorine, méprisée par les villageois parce qu’elle a eu un enfant sans être mariée, ne cesse de lui rappeler sa condition trop modeste pour penser à un tel mariage. Un jour, alors que Magali braconne dans l’eau d’une rivière, elle se fait surprendre par Caronnet et Jean Roumisse. Ce dernier remarque la beauté de la jeune fille. Il la contemple, admiratif, et lui propose de passer au château. Fernand vient d’apprendre que des marins se sont échappés du bateau en quarantaine ancré au large de Marseille. Alors qu’il se trouve dans les encombrements du marché, Fernand aperçoit soudain Justin poursuivi par des gendarmes... Des personnages d’un siècle passé à travers l’évocation pittoresque et authentique d’un bien, la glace, aussi précieux que l’or. Cette fiction traitée à la manière d’un western est rythmée par le rude face-à-face entre Julien Guiomar et Bernard Le Coq. Les deux jeunes héros Virgile Bayle et Léa Bosco sont aussi sensibles que passionnés. À ne pas manquer. Diffusion mercredi à 22h15 sur MTV «Envoyé spécial»: un magazine présenté par Bernard Benyamin. l «Harcèlement moral: les salariés de la peur». De Vincent Nguyen, Pascal Stelleta et Éric Giet. Des employeurs tyranniques, méprisants, insultants persécutent leurs employés. Conséquences: les victimes sont détruites psychologiquement. Ce phénomène porte un nom: le harcèlement moral. En France, des milliers de dossiers sont en attente. Mais la grande difficulté pour obtenir gain de cause est l’absence de loi, c’est la parole de l’un contre l’autre. À cela s’ajoute un manque de preuves et de témoins. Or, aujourd’hui, avocats, inspecteurs du travail et associations de victimes tentent d’imposer une législation qui punirait le harcèlement moral – dégradation délibérée des conditions de travail – de 50000 F d’amende et d’un an de prison. Excellent document réalisé avec lucidité et prudence. Le constat met en évidence la complexité des témoignages et aborde avec justesse la carence législative. l «Avalanche, la peur blanche». De Claude Andrieux, Fabien Tormos et Jacques Bayol. Existe-t-il un moyen de prévenir ce grave danger? Depuis 1970, des chercheurs se sont organisés pour tenter de résoudre le mystère de leur déclenchement. Des études sont faites sur le terrain. Les pentes dangereuses sont piégées aux explosifs par des pisteurs artificiers. Et, grâce à l’ordinateur, on analyse le parcours de la coulée jusqu’à sont impact. Le but: informer des risques d’avalanche comme on essaye de le faire pour les éruptions volcaniques ou les tremblements de terre. Mais la neige en perpétuelle évolution ne se laisse pas apprivoiser. L’incertitude sera toujours de la partie. Un reportage didactique. De superbes images, impressionnantes. Des témoignages fort instructifs. Des explications scientifiques passionnantes. l «Un moulin au Mali». De Jean-François Delassus. Au cœur d’un petit village du Mali, l’arrivée d’un moulin – machine à moteur destinée à écraser le mil – est la providence pour les femmes. À présent, elles se chargent de gérer bénévolement cette entreprise. Ce gain de temps leur permet de cultiver un potager, de vendre le surplus, de faire des économies. La renaissance du village évite ainsi l’émigration. Heureuse initiative de l’association SOS Sahel... Ce très beau reportage, optimiste, d’une grande fraîcheur et plein d’espoir, permet de saluer le travail et la persévérance des femmes africaines. Un exemple prometteur de prise en charge des déshérités du tiers-monde par eux-mêmes. Diffusion jeudi à 23h15 sur MTV
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats «La Bastide blanche». Téléfilm français en deux parties de Miguel Courtois avec Bernard LeCoq, Julien Guiomar, Léa Bosco. Première partie. Au XIXe siècle, dans un petit village isolé de haute Provence, le conflit entre deux maîtres des glaces dont l’un tente par tous les moyens d’éliminer son concurrent. La haine, la convoitise, la jalousie, l’amour sont autant de sentiments qui embrasent la corporation des geleurs et attisent les adversités. À Signes, en haute Provence, Amédée Giraud exerce le très vieux métier de geleur. Devenu maître des glaces, il dirige, avec l’aide de son fidèle Fernand, la Bastide blanche et une dizaine d’ouvriers. Ceux-ci, au sommet de la Sainte-Baume et par tous les temps, façonnent l’eau de pluie gelée par le mistral hivernal en des blocs qu’ils doivent stocker dans des tours...