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Actualités - Chronologies

Risque d’overdose de football à la télé anglaise

Avec la reprise du championnat d’Angleterre de football, le week-end dernier, les amoureux du ballon rond ont pu regarder quasiment non-stop leur jeu préféré à la télévision, mais les experts craignent une «indigestion» qui mettrait en péril les millions de livres engrangés par ce sport. Les 92 clubs de football professionnel anglais ont généré plus d’un milliard de livres de chiffre d’affaires sur la saison 1999/2000, selon une étude qui fait autorité, publiée récemment par le cabinet de consultants Deloitte and Touche. La majeure partie provient des droits télévisés et un coup d’œil sur les programmes télé donne l’impression que les clubs exploitent au maximum cette poule aux œufs d’or. Outre les matches de la première division anglaise, les passionnés ont pu suivre les rencontres des divisions inférieures et des championnats écossais, allemands, voire asiatiques sur les chaînes par satellite. Le quotidien The Guardian a fait les comptes : mis bout à bout, plus de 70 heures de football ont été diffusées au total pendant le week-end. Et les compétitions européennes n’ont même pas commencé. «Je ne suis pas sûr qu’il y ait un marché pour tout le monde, en dehors de la première division et quelques rencontres événementielles», déclare Nigel Hawkins, analyste spécialisé dans les médias et le football pour la maison de courtage Williams de Broe. Avec autant de matches, les gens ne vont plus éprouver le besoin de regarder des rencontres sur les chaînes payantes, ajoute-t-il. «On exagère. Je ne crois pas que l’on puisse profiter de toutes les rencontres qui sont proposées», renchérit un journaliste sportif de la BBC, John Motson. Même son de cloche chez Mark Lawrenson, ancien défenseur de l’équipe de Liverpool. «Il va y avoir du foot pratiquement tous les soirs à la télévision. Je crois qu’il y a un sérieux danger de trop-plein», a-t-il déclaré à l’agence de presse britannique Press Association (PA). Ainsi, samedi soir, le programme consacré aux rencontres de première division sur la télévision commerciale ITV a attiré 4,3 millions de spectateurs, soit bien moins que l’émission de jeu diffusée à la même heure sur la BBC. Il y a quelques années, les supporteurs attendaient avec impatience l’unique émission de foot diffusée le samedi soir et le match en direct le dimanche. Mais la création d’une nouvelle première division et l’envolée de la popularité de ce jeu au début des années 1990, après une décennie ternie par les violences des hooligans, ont apporté des millions de livres au football. Les télévisions sont tellement persuadées de l’enthousiasme de leurs spectateurs qu’elles ont accepté en 2000 de payer 1,65 milliard de livres pour les droits télévisuels de la D1 de 2001 à 2004. Il y a seulement 15 ans, les droits télévisés s’élevaient à 6,2 millions de livres pour deux saisons. Selon Nigel Hawkins, on a atteint un pic en Angleterre et «le seul secteur qui peut encore croître est l’étranger». «Beaucoup de pays étrangers adorent le football anglais et il y a beaucoup d’endroits où la couverture télévisée du foot anglais peut être améliorée. Mais en Grande-Bretagne, à moins d’être un drogué de télé et de ballon rond, ça suffit».
Avec la reprise du championnat d’Angleterre de football, le week-end dernier, les amoureux du ballon rond ont pu regarder quasiment non-stop leur jeu préféré à la télévision, mais les experts craignent une «indigestion» qui mettrait en péril les millions de livres engrangés par ce sport. Les 92 clubs de football professionnel anglais ont généré plus d’un milliard de livres de chiffre d’affaires sur la saison 1999/2000, selon une étude qui fait autorité, publiée récemment par le cabinet de consultants Deloitte and Touche. La majeure partie provient des droits télévisés et un coup d’œil sur les programmes télé donne l’impression que les clubs exploitent au maximum cette poule aux œufs d’or. Outre les matches de la première division anglaise, les passionnés ont pu suivre les rencontres des divisions...