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Actualités - Chronologies

Des difficultés financières

Le succès de la protection d’un site repose en grande partie sur sa gestion. Interrogé sur les mesures prises dans le cadre de la gestion du site par les «Amis», Sarkis Khawaja, directeur de la réserve de Horch Ehden, nous précise qu’ «un plan complet a été mis au point». «Or, poursuit-il, dans tout programme, il est nécessaire de définir des priorités selon les besoins de la réserve et ce que nous attendons d’elle. L’une des principales priorités pour nous est la préservation du patrimoine naturel, plus précisément ce qui fait la particularité de cette forêt : les plantes rares, les espèces endémiques à Horch Ehden». Une autre priorité consiste, de toute évidence, à protéger la nature en général. «Nous avons également conçu des projets de développement à l’intérieur et à l’extérieur de la réserve, souligne M. Khawaja. Il s’agit soit de projets productifs, soit de l’infrastructure nécessaire pour la gestion. Les entrées de la forêt doivent être équipées afin que les membres de notre équipe puissent s’y installer et assurer une garde.» Il évoque également la construction indispensable d’un centre pour visiteurs où ceux-ci peuvent s’informer sur les particularités du site avant de le visiter. La forêt de Ehden est ouverte aux visiteurs mais, comme elle n’est pas encore très bien équipée, des guides ne sont disponibles qu’en week-end. «Les tournées sont évidemment organisées, raconte-t-il. Seize sentiers de promenade ont été fixés : il s’agit de sentiers anciens, tracés par nos aïeuls, qui parcourent le site. Nous les avons arrangés de façon à ce qu’ils tournent en rond, afin que le visiteur se retrouve au même point après avoir parcouru de grandes distances et découvert la plus grande partie possible de la réserve.» Les itinéraires sont plus ou moins longs et plus ou moins difficiles. Il est possible de passer d’une heure à six heures à tourner dans Horch Ehden ! Quelles sont les difficultés rencontrées aujourd’hui et les dangers qui guettent toujours cette réserve ? «Nous maîtrisons les contraventions dans 99 % des cas, pour ne pas dire 100 %, affirme M. Khawaja. Nous avons des gardes dont la mission est de protéger la réserve. Ils ont les prérogatives de donner des procès-verbaux aux contrevenants, selon la loi. Toutefois, il faut préciser que les habitants de la région sont aujourd’hui très conscients de l’importance de la réserve et nous aident à la protéger». Les vraies difficultés, selon le directeur de la réserve, résident dans le financement. «Nous n’arrivons toujours pas à nous autofinancer, indique-t-il. La gestion de la réserve, sans dépenses supplémentaires, nous coûte au moins 80 000 dollars par an : salaires pour équipe spécialisée, études…». Aujourd’hui, le ministère de l’Environnement s’acquitte de 45 millions de livres, le reste étant assuré par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), qui finance durant cinq ans trois réserves (les deux autres étant les Îles des Palmiers, à Tripoli, et les Cèdres du Chouf). Mais le contrat avec le Pnud se termine cet automne. Il devra être prolongé d’une année. «Durant cette année, nous devrions chercher d’autres sources de financement, raconte-t-il. Il nous est difficile de compter sur les habitants dont le nombre reste réduit, cette région se trouvant loin de Beyrouth et accessible en été seulement. Nous allons essayer de compter sur des activités lucratives, comme, à titre d’exemple, des leçons d’équitation autour de la réserve. Cependant, la mise en place d’une infrastructure pour de telles activités est en soi onéreuse. Voilà pourquoi nous avons de toutes les façons besoin d’aide avant de voler de nos propres ailes.»
Le succès de la protection d’un site repose en grande partie sur sa gestion. Interrogé sur les mesures prises dans le cadre de la gestion du site par les «Amis», Sarkis Khawaja, directeur de la réserve de Horch Ehden, nous précise qu’ «un plan complet a été mis au point». «Or, poursuit-il, dans tout programme, il est nécessaire de définir des priorités selon les besoins de la réserve et ce que nous attendons d’elle. L’une des principales priorités pour nous est la préservation du patrimoine naturel, plus précisément ce qui fait la particularité de cette forêt : les plantes rares, les espèces endémiques à Horch Ehden». Une autre priorité consiste, de toute évidence, à protéger la nature en général. «Nous avons également conçu des projets de développement à l’intérieur et à l’extérieur de...