Maladie du nerf optique, qui transmet l’information de la rétine au cerveau, le glaucome est caractérisé par l’élévation de la pression à l’intérieur de l’œil, à la suite d’une accumulation de l’humeur acqueuse. Ce liquide contenu dans l’œil est produit en permanence et évacué régulièrement par une sorte de filtre, situé dans l’angle formé par l’iris et la cornée. Si ce liquide s’accumule parce qu’il est produit en trop grande quantité ou bien parce qu’il s’élimine mal, il va comprimer les vaisseaux sanguins qui nourrissent le nerf optique. Fatalement, ce dernier sera ainsi endommagé. Progressivement, il va s’installer une perte du champ visuel. À long terme, si la maladie n’est pas traitée, la cécité sera l’aboutissement. L’évolution du glaucome se fait lentement, bien avant ces manifestations. L’élévation de la pression à l’intérieur de l’œil est indolore, donc incapable d’alerter le sujet. Quant au champ visuel, il peut s’altérer pendant un temps assez long, sans entraîner une baisse de l’acuité visuelle. Collyres et comprimés Le traitement du glaucome, essentiellement médicamenteux, vise à abaisser la pression excessive à l’intérieur de l’œil. Les médicaments prescrits, généralement sous forme de collyres ou de comprimés, agissent en refreinant la sécrétion d’humeur acqueuse. D’autres remèdes sont axés sur l’élimination du liquide excédentaire. Les plus récents de ces produits tentent d’augmenter la résorption de l’humeur acqueuse. Unique prévention : le bilan ophtalmologique Seul le bilan ophtalmologique permet de découvrir un glaucome débutant. Il comprend la mesure de la pression oculaire, l’examen minutieux du nerf optique ainsi que celui du champ visuel. Les informations recueillies renseignent sur l’état et le fonctionnement de l’appareil visuel. Ce bilan doit en principe être pratiqué tous les deux ans, dès l’âge de 40-45 ans. Si toutefois des facteurs de risque existent (diabète, affections vasculaires, un cas de glaucome dans la famille, une forte myopie), la consultation doit avoir lieu plus tôt et le rythme de surveillance être bien plus rapproché. En cas de dégradation du champ visuel malgré le traitement médicamenteux, le recours à la chirurgie pourrait être une solution envisageable pour certains cas. L’intervention enregistre des taux de réussite d’environ 90 % si le glaucome n’est pas trop avancé. Elle consiste à créer une issue supplémentaire pour évacuer l’humeur acqueuse. Le laser peut être utilisé dans certains cas. L’intervention chirurgicale se déroule en général sous anesthésie locale, le malade pouvant quitter l’hôpital le jour même ou le lendemain.
Maladie du nerf optique, qui transmet l’information de la rétine au cerveau, le glaucome est caractérisé par l’élévation de la pression à l’intérieur de l’œil, à la suite d’une accumulation de l’humeur acqueuse. Ce liquide contenu dans l’œil est produit en permanence et évacué régulièrement par une sorte de filtre, situé dans l’angle formé par l’iris et la cornée. Si ce liquide s’accumule parce qu’il est produit en trop grande quantité ou bien parce qu’il s’élimine mal, il va comprimer les vaisseaux sanguins qui nourrissent le nerf optique. Fatalement, ce dernier sera ainsi endommagé. Progressivement, il va s’installer une perte du champ visuel. À long terme, si la maladie n’est pas traitée, la cécité sera l’aboutissement. L’évolution du glaucome se fait lentement, bien avant ces...
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