Le président égyptien Hosni Moubarak a émis des doutes sur la capacité d’observateurs internationaux à obtenir un arrêt de la violence entre Israéliens et Palestiniens. «Les observateurs ne pourront rien faire sans volonté réelle de mettre fin aux tueries», de la part des Israéliens et des Palestiniens, a estimé le président Moubarak dans une déclaration à la presse. «Je crains de voir les observateurs prendre peur d’être attaqués par les Israéliens ou les Palestiniens», a-t-il ajouté, estimant qu’il s’agit d’un risque qui pèse sur les décisions des pays voulant participer à une force d’observation. Mais le président Moubarak a tenu à souligner qu’il n’était pas contre l’idée d’observateurs dans les territoires palestiniens, ajoutant avoir envoyé son conseiller politique, Oussama al-Baz, en discuter à Washington avec les responsables américains. «Nous avons dit (aux responsables américains à Washington), si vous n’êtes pas d’accord sur l’envoi d’observateurs américains, pensez à des observateurs européens», a-t-il indiqué. Le président égyptien a averti que «sans paix dans la région, tout le monde souffrira et en premier lieu Israël avec la poursuite du cycle des attaques suivies de représailles». Israël refuse catégoriquement l’idée d’observateurs, à laquelle n’ont cessé d’appeler les responsables palestiniens. Par ailleurs, le président Moubarak a qualifié de «grave erreur» la politique israélienne d’assassinats d’activistes palestiniens. «Vous ne pouvez pas demander à la partie adverse de stopper la violence alors que vous continuez de tuer», a-t-il dit. Le président Moubarak, dont le pays avait été le premier État arabe à signer un accord de paix avec Israël en 1979, a indiqué qu’il tentait de donner aux Américains une vision non partisane du conflit israélo-palestinien. «Ils écoutent une chose des Israéliens et son contraire des Palestiniens et nous essayons de leur dire la vérité parce que nous n’avons aucun intérêt à soutenir l’une ou l’autre des parties (...). Je ne cesse de répéter que l’Égypte ne soutient que la paix», a-t-il souligné. L’Égypte avait rappelé son ambassadeur à Tel-Aviv en novembre, pour protester contre la répression israélienne de l’intifada, le soulèvement palestinien. Le président égyptien a enfin indiqué avoir l’intention d’entreprendre en septembre des tournées arabe et européenne pour discuter des perspectives de paix dans la région.
Le président égyptien Hosni Moubarak a émis des doutes sur la capacité d’observateurs internationaux à obtenir un arrêt de la violence entre Israéliens et Palestiniens. «Les observateurs ne pourront rien faire sans volonté réelle de mettre fin aux tueries», de la part des Israéliens et des Palestiniens, a estimé le président Moubarak dans une déclaration à la presse. «Je crains de voir les observateurs prendre peur d’être attaqués par les Israéliens ou les Palestiniens», a-t-il ajouté, estimant qu’il s’agit d’un risque qui pèse sur les décisions des pays voulant participer à une force d’observation. Mais le président Moubarak a tenu à souligner qu’il n’était pas contre l’idée d’observateurs dans les territoires palestiniens, ajoutant avoir envoyé son conseiller politique, Oussama al-Baz,...
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