Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Fischer au Proche-Orient - pour œuvrer en faveur du dialogue

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, se rend aujourd’hui pour une tournée de trois jours au Proche-Orient, où il va réaffirmer l’intérêt de l’Allemagne et de l’Europe à la stabilité dans la région alors que les États-Unis semblent se tenir à distance. Lors de ce voyage, écourté en raison d’un possible vote au Bundestag en fin de semaine sur l’envoi de soldats allemands en Macédoine, M. Fischer se rendra en Égypte, en Israël et dans les territoires palestiniens. Il renonce aux étapes prévues en Syrie, au Liban, en Jordanie et en Arabie séoudite. Le ministre allemand entend «œuvrer à un règlement pacifique du conflit au Proche-Orient», selon un communiqué de son ministère. Il doit s’entretenir aujourd’hui au Caire avec son homologue égyptien Ahmed Maher, puis rejoindre dans la soirée Jérusalem, pour une entrevue avec le ministre israélien des Affaires étrangères Shimon Peres. Mardi, M. Fischer doit être reçu par le Premier ministre israélien Ariel Sharon et par le président palestinien Yasser Arafat à Ramallah, en Cisjordanie. Mercredi, des rencontres sont prévues avec des responsables israéliens, notamment avec le chef de l’opposition de gauche Yossi Sarid. Tranchant avec l’extrême prudence de la diplomatie du chancelier Helmut Kohl (1984-1998), qui entretenait des relations amicales avec les pays de la région mais refusait de se mêler des conflits, l’Allemagne n’hésite plus à intervenir en faveur du processus de paix. Cette attitude, relève Volker Perthes, expert pour le Proche-Orient de la Fondation allemande des sciences politiques (SWP), a «pour cadre une diplomatie européenne plus active», qui se base sur la déclaration de Berlin où, en mars 1999, les Quinze avaient affirmé le droit des Palestiniens à «un État viable» issu de négociations avec Israël. M. Fischer se rend au Proche-Orient comme «un ministre européen des Affaires étrangères», estime le chercheur, afin de témoigner de l’intérêt de l’UE à la stabilité dans la région. Lors d’un entretien téléphonique avec Ariel Sharon le 10 août, le lendemain d’un attentat-suicide qui avait fait 16 morts à Jérusalem-Ouest, le chancelier allemand Gerhard Schröder en avait assuré son interlocuteur : «L’Allemagne avec ses partenaires de l’Union européenne s’engage avec force pour la fin de la violence et un retour à la table des négociations». Joschka Fischer avait déjà joué le Monsieur-bons offices après l’attentat-suicide du 1er juin près d’une discothèque de Tel-Aviv, qui avait fait 21 morts. Il venait d’arriver en Israël lorsqu’avait explosé la bombe et avait endossé de façon impromptue le rôle d’intermédiaire entre Israéliens et Palestiniens, afin d’éviter un dérapage de la violence. Sa médiation avait reçu les félicitations des États-Unis et d’Israël, ainsi que des Palestiniens et de nombreux pays arabes. Ces derniers souhaitent en effet voir l’Allemagne jouer un rôle accru au Proche-Orient, en tant que puissance influente de l’UE dans laquelle ils voient un contrepoids potentiel aux États-Unis. «Ils vont être déçus», estime le chercheur du SWP. «C’est un rôle qu’aucun des deux poids lourds de l’UE que sont la France et l’Allemagne n’entend jouer». Au contraire, poursuit M. Perthes, Paris et Berlin veulent travailler «dans un esprit de coopération» avec Washington, «impliquer les États-Unis dans la responsabilité» du processus de paix au Proche-Orient comme l’a montré la déclaration du G8, fin juillet à Gênes, préconisant l’envoi d’observateurs impartiaux du cessez-le-feu. La tendance de l’Administration de George W. Bush à ne pas s’investir, contrairement à celle du président Bill Clinton, pour le processus de paix au Proche-Orient «ne plaît à personne en Europe», souligne l’expert. Et M. Fischer ne cesse de le répéter : Le rôle des États-Unis dans la région est «irremplaçable».
Le ministre allemand des Affaires étrangères, Joschka Fischer, se rend aujourd’hui pour une tournée de trois jours au Proche-Orient, où il va réaffirmer l’intérêt de l’Allemagne et de l’Europe à la stabilité dans la région alors que les États-Unis semblent se tenir à distance. Lors de ce voyage, écourté en raison d’un possible vote au Bundestag en fin de semaine sur l’envoi de soldats allemands en Macédoine, M. Fischer se rendra en Égypte, en Israël et dans les territoires palestiniens. Il renonce aux étapes prévues en Syrie, au Liban, en Jordanie et en Arabie séoudite. Le ministre allemand entend «œuvrer à un règlement pacifique du conflit au Proche-Orient», selon un communiqué de son ministère. Il doit s’entretenir aujourd’hui au Caire avec son homologue égyptien Ahmed Maher, puis rejoindre...