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Actualités - Communications Et Declarations

Aoun : Un coup d’État de facto

L’ancien Premier ministre Michel Aoun s’est livré à un violent réquisitoire contre ceux qu’il a nommés «une partie du pouvoir et une partie des soldats», assurant que «depuis le 7 août 2001, les Libanais vivent un coup d’État de facto». Dans une déclaration faite hier, le général Aoun a estimé que «les Libanais vivent un coup d’État de facto depuis le 7 août 2001, date à laquelle une partie du pouvoir et une partie des soldats ont dépassé les limites de l’autorité politique et militaire pour arrêter les opposants qu’ils pensaient pouvoir museler en les jetant dans leurs prisons, transformées en caveaux destinés aux vivants». «Nous avons suivi de près les réactions politiques suscitées par les mesures visant à renverser tant la Constitution et les lois que les autorités chargées de les appliquer. Nous avons pu constater que les gens ont enfin perçu la véritable signification de cette opération et mis en garde contre l’accession au pouvoir de ceux qui cherchent à militariser le régime. En réalité, ils ont bien tardé à réaliser que le pouvoir au Liban a commencé à se militariser depuis le premier coup d’État qui s’est produit le 13 octobre 1990 à travers l’invasion syrienne, avec l’approbation d’une partie du pouvoir et d’une partie des soldats», a-t-il poursuivi. Depuis lors, a ajouté le général Aoun, «la démocratie est morte et le coup d’État s’est poursuivi avec la nomination des députés, la venue d’une Chambre qui ne représentait que 13 % du peuple libanais et de gouvernements qui ne faisaient qu’obéir aux directives chuchotées à l’oreille de leurs membres. Nous ne répéterons pas les détails de la formation de ces gouvernements car nous l’avons déjà fait quand nous avons comparé nos institutions à des sépulcres blanchis à la chaux et à des squelettes qui ne rappellent que la laideur de la mort. Nous aurions de loin préféré vivre sous une occupation directe à laquelle ces institutions n’auraient pu fournir de couverture, même de pure forme». Le 13 août 2001, a-t-il poursuivi, «la Chambre des députés a mis fin à son rôle de couverture de pure forme et reconnu le coup d’État. Tout comme le chef du gouvernement a déclaré forfait et annoncé qu’il était incapable de résister en évoquant le spectre de la division. Or la division existe bel et bien et elle se poursuivra. On ne combat pas la folie des coups d’État par la résignation et en lui assurant la couverture dont elle a besoin». En conclusion, le général Aoun a affirmé que le déjeuner qui a regroupé le président de la République Émile Lahoud, le chef de l’Assemblée nationale Nabih Berry et le Premier ministre Rafic Hariri «ne rassasiera pas le peuple libanais. D’ailleurs, une entente tacite existe entre eux et ils ne sont en désaccord que sur l’ordre de préséance dans l’exécution de directives imposées par la Sublime Porte au régime libanais. Ils tentent de surmonter le problème en en créant un autre qui est encore plus grand. En définitive, ils seront les dernières victimes. Avec eux, le Liban demeurera un esclave occupé et exploité. Une fois qu’ils seront partis, nous pourrons saluer un Liban souverain, libre et indépendant».
L’ancien Premier ministre Michel Aoun s’est livré à un violent réquisitoire contre ceux qu’il a nommés «une partie du pouvoir et une partie des soldats», assurant que «depuis le 7 août 2001, les Libanais vivent un coup d’État de facto». Dans une déclaration faite hier, le général Aoun a estimé que «les Libanais vivent un coup d’État de facto depuis le 7 août 2001, date à laquelle une partie du pouvoir et une partie des soldats ont dépassé les limites de l’autorité politique et militaire pour arrêter les opposants qu’ils pensaient pouvoir museler en les jetant dans leurs prisons, transformées en caveaux destinés aux vivants». «Nous avons suivi de près les réactions politiques suscitées par les mesures visant à renverser tant la Constitution et les lois que les autorités chargées de les...