Décidément, c’est une mode, ces vidéocassettes. Casse-tête. La bande FL, après le bidule Finul. Match nul. On en fait néanmoins tout un foin. Mais le son est mauvais. Pas de quoi nourrir un âne. Et le Hindi n’a rien d’un solipède. Pourquoi, sain de corps et d’esprit, aurait-il avoué de lui-même un crime téléphonique parisien dont personne n’a jamais entendu parler. Pour la bonne raison qu’il a su échapper aux écoutes auxquelles le Hariri en personne se dit soumis. Passe encore que l’on craque devant des tortionnaires qui vous dictent ce qu’ils ont envie d’entendre. Mais se déboutonner face au procureur de la République en chair et en os, aussi assisté d’un fantôme qu’il fût ? Faut-il croire à l’influence occulte du site cacheté ? Ses propos sont à peu près inaudibles ? Qu’importe, la cause de M. Hindi est entendue. Bien qu’il bredouille, et qu’ils en restent plutôt bredouilles. Cet homme intelligent, péché impardonnable, est maintenant convaincu d’intelligence avec l’ennemi, vu qu’il s’est mis de lui-même à table. D’écoute. Un peu trop attentive. Mais pas si pointue que cela, tout bien considéré. Car le compte-rendu officiel lui-même permet de le constater : au pire, c’est un foul politique qui a été commis. L’on n’a pas osé porter des charges directement subversives à l’encontre d’un cadre qui n’a jamais assumé de rôle militaire. Et qui serait bien en peine de distinguer entre un bac à gégène et mon oncle Eugène, lutteur d’arène. La poutre et la paille dans l’œil, ou la première pierre de la lapidation : qui est innocent, qui est coupable ? Qui peut dire si le «coup d’État contre Taëf», que dénonce le retentissant ouvrage d’Albert Mansour, n’est pas la plus grave, la plus lourde, la plus corrosive des fautes réelles commises contre ce pays ? Où va-t-on ? Tout le monde se le demande avec inquiétude. Et cela aussi, c’est à cause d’une erreur. D’aiguillage.
Décidément, c’est une mode, ces vidéocassettes. Casse-tête. La bande FL, après le bidule Finul. Match nul. On en fait néanmoins tout un foin. Mais le son est mauvais. Pas de quoi nourrir un âne. Et le Hindi n’a rien d’un solipède. Pourquoi, sain de corps et d’esprit, aurait-il avoué de lui-même un crime téléphonique parisien dont personne n’a jamais entendu parler. Pour la bonne raison qu’il a su échapper aux écoutes auxquelles le Hariri en personne se dit soumis. Passe encore que l’on craque devant des tortionnaires qui vous dictent ce qu’ils ont envie d’entendre. Mais se déboutonner face au procureur de la République en chair et en os, aussi assisté d’un fantôme qu’il fût ? Faut-il croire à l’influence occulte du site cacheté ? Ses propos sont à peu près inaudibles ? Qu’importe, la cause...
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