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Actualités - Chronologies

Japon - Hiroshima commémore l’explosion atomique de 1945

La ville japonaise d’Hiroshima a commémoré lundi le 56e anniversaire du premier bombardement atomique de l’histoire, en s’engageant à maintenir vivant le souvenir de l’horreur, même s’il a tendance à s’amenuiser chez les jeunes Japonais. Cinquante mille personnes, dont des survivants et des proches de victimes, se sont rassemblés dans le parc de la paix à Hiroshima, près du lieu où la bombe avait chuté. Le Premier ministre, Junichiro Koizumi, assistait à la cérémonie. La cloche de la paix a retenti à 08h15 locales – heure à laquelle un avion américain avait largué la bombe le 6 août 1945. Puis le silence est tombé sur la ville. Les noms de 4 757 personnes décédées récemment ont été ajoutés à la liste des victimes, ce qui porte à 221 893 le nombre de victimes reconnues par la ville. La bombe a tué 140 000 personnes en 1945, sur une population totale d’Hiroshima alors estimée à 350 000 habitants. Nagasaki avait reçu une bombe atomique trois jours après Hiroshima, ce qui avait entraîné la capitulation de l’Empire du soleil levant le 15 août 1945. Le maire d’Hiroshima, Tadatoshi Akiba, a prononcé un plaidoyer en faveur du désarmement nucléaire, exhortant le monde à ne pas oublier ce qui s’est passé dans sa ville. Koizumi réfléchit encore «Transmettre aux jeunes générations le souvenir et la volonté de ceux qui ont souffert du bombardement est la condition de la survie de l’humanité au XXIe siècle. Voilà le moyen le plus sûr pour construire un arc-en-ciel jusqu’au XXIIe siècle», a-t-il déclaré. De son côté, Junichiro Koizumi a réaffirmé que le Japon – seul pays au monde à avoir subi un bombardement atomique – œuvrerait en faveur du désarmement nucléaire. «Le Japon continuera à se placer à la pointe de la communauté internationale et à faire le maximum pour rechercher l’abandon des armes nucléaires», a-t-il dit lors de la cérémonie. Le Premier ministre a été récemment l’objet d’une polémique, les pacifistes nippons et les pays voisins du Japon lui reprochant de vouloir se rendre, le 15 août, au temple shintoïste de Yasukuni, à Tokyo, dédié à la mémoire des soldats de l’Armée impériale tombés durant la Seconde Guerre mondiale. Aucun chef de gouvernement japonais n’est allé s’y incliner à titre officiel depuis 1985. Koizumi, qui a dit lundi n’avoir pas encore pris sa décision définitive, a souligné qu’il ne voulait s’y incliner que pour rendre hommage aux soldats japonais morts, et non pour justifier ou glorifier de quelque façon l’engagement du Japon dans la Seconde Guerre mondiale.
La ville japonaise d’Hiroshima a commémoré lundi le 56e anniversaire du premier bombardement atomique de l’histoire, en s’engageant à maintenir vivant le souvenir de l’horreur, même s’il a tendance à s’amenuiser chez les jeunes Japonais. Cinquante mille personnes, dont des survivants et des proches de victimes, se sont rassemblés dans le parc de la paix à Hiroshima, près du lieu où la bombe avait chuté. Le Premier ministre, Junichiro Koizumi, assistait à la cérémonie. La cloche de la paix a retenti à 08h15 locales – heure à laquelle un avion américain avait largué la bombe le 6 août 1945. Puis le silence est tombé sur la ville. Les noms de 4 757 personnes décédées récemment ont été ajoutés à la liste des victimes, ce qui porte à 221 893 le nombre de victimes reconnues par la ville. La bombe a...