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Actualités - Chronologies

Des implants pour soigner la cataracte

Au cours de ces dix dernières années, la chirurgie de la cataracte s’est améliorée de manière incessante. Anesthésie allégée, incision réduite, implants mieux tolérés. Ce qui, dans le temps, représentait une sérieuse et invalidante séquelle de l’âge n’est plus qu’un incident parfaitement réparable. Il s’agit d’une intervention bien maîtrisée, dont le principe consiste à remplacer le cristallin, cette lentille transparente placée entre l’iris et la masse gélatineuse (le vitré), qui occupe les quatre-cinquièmes de l’œil, par une lentille de rechange, l’implant artificiel. La cataracte est l’opacification graduelle de la lentille qui permet la focalisation des rayons lumineux sur la rétine. Au début, on a l’impression que les verres de lunettes sont embuées ou bien que les couleurs pâlissent... Mais graduellement, l’acuité visuelle baisse fortement. Collyres, soins, lasers n’apportent aucune solution. L’unique moyen de récupérer la vue consiste au remplacement de la lentille abîmée par l’usure... Il s’agit d’une intervention parfaitement mise au point, dont les résultats sont très performants. Le déroulement de l’intervention L’opération se déroule sous microscope, le malade allongé sur le dos en milieu chirurgical stérile, l’œil étant insensibilisé localement. L’extraction du cristallin se fait à travers un orifice percé par où s’introduit l’instrument nécessaire. L’enveloppe cristallinien ne reste en place que pour recevoir l’implant qui remplacera la lentine naturelle abîmée. Une minuscule suture est parfois nécessaire. Le réveil n’est pas douloureux. Après un repos de quelques heures, la personne peut marcher normalement et rentrer chez elle avec un pansement. Une tolérance parfaite... Les implants actuels sont composés de plusieurs facettes, ce qui permet, théoriquement, à l’œil de voir de près et de loin sans lunettes. Une partie des opérés, toutefois, ressentent le besoin pour certaines activités (lecture, couture prolongées) de porter des lunettes. Mais les implants actuels ne peuvent être proposés qu’à des personnes disposant encore de bonnes facultés d’adaptation. Car le cerveau doit s’habituer au dispositif, et les performances visuelles s’améliorent généralement au cours des mois qui suivent l’intervention. Une partie des opérés (12%) sont gênés par la vision de points scintillants (halos), en particulier la nuit. D’après le Dr Stéphane Gauem, chef de service d’ophtalmologie à la fondation Rothschild, à Paris, plus de 60% des cas peuvent être intéressés par les implants en question (v. Top Santé n°4403, mai 1999) Quel que soit le choix de l’implant, cependant, il convient d’insister sur le fait que l’opération a été sensiblement simplifiée ces dernières années, ne nécessitant qu’une demi-journée d’hospitalisation, donnant des résultats très satisfaisants.
Au cours de ces dix dernières années, la chirurgie de la cataracte s’est améliorée de manière incessante. Anesthésie allégée, incision réduite, implants mieux tolérés. Ce qui, dans le temps, représentait une sérieuse et invalidante séquelle de l’âge n’est plus qu’un incident parfaitement réparable. Il s’agit d’une intervention bien maîtrisée, dont le principe consiste à remplacer le cristallin, cette lentille transparente placée entre l’iris et la masse gélatineuse (le vitré), qui occupe les quatre-cinquièmes de l’œil, par une lentille de rechange, l’implant artificiel. La cataracte est l’opacification graduelle de la lentille qui permet la focalisation des rayons lumineux sur la rétine. Au début, on a l’impression que les verres de lunettes sont embuées ou bien que les couleurs...