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Actualités - Opinions

Bloc-notes - Argents -

Plus on jouit de prébendes, de titres honorifiques, de tous les «à côtés des salaires «(une terre agricole, un bien productif, en somme une conjonction d’additifs au revenu fixe) et plus, dirait-on, on est mauvais payeur, voire pas payeur du tout. Comme si l’argent avait pour seule vocation celle de s’amonceler et la dépense de s’investir immédiatement dans quelque bien rentable. Tout le monde pense à cet égard au «scandale» révélé par les fonctionnaires de l’EDL, listes de noms à l’appui (lutte des classes pas morte...). Mais seuls les naïfs se sont sans doute étonnés de cette irrégularité massive. L’ancienne province turque que nous sommes a hérité de la conviction, bien ancrée dans les mentalités, que «l’État, c’est l’ennemi». Quand il se trouve, de plus, être créancier, l’ennemi se diabolise d’autant. Se défait-on de sa bourse pour engraisser une institution qui vous veut du mal ? *** À propos d’État, il paraît que le sous-chef du nôtre, M. Rafic Hariri, se fait beaucoup de souci pour son ami Chirac qui a été obligé de puiser, pour ses loisirs – voyages en famille –, des liasses de bank-notes provenant de fonds secrets habituellement destinés à d’autres fonctions qu’à des distractions privées. Car M. Hariri, des espèces il en a des tas, peut-être même des roubles, et des fonds de toutes sortes aussi, qu’il aurait libérés sur-le-champ et sans contrepartie pour un si bon copain. Décidément les étrangers manquent de simplicité. *** Très en forme, Alya el-Solh, le jour où elle a accordé son interview à L’Orient-Le Jour. «Le Liban, c’est le club Med au Bangladesh». Il faut dire «Le Liban dont la Syrie est la sœur». Et d’autres formules heureuses. Il faut ajouter que personne ne refuserait que la Syrie soit la sœur du Liban si celle-ci ne manifestait une tendance prononcée à nous être sœur siamoise...
Plus on jouit de prébendes, de titres honorifiques, de tous les «à côtés des salaires «(une terre agricole, un bien productif, en somme une conjonction d’additifs au revenu fixe) et plus, dirait-on, on est mauvais payeur, voire pas payeur du tout. Comme si l’argent avait pour seule vocation celle de s’amonceler et la dépense de s’investir immédiatement dans quelque bien rentable. Tout le monde pense à cet égard au «scandale» révélé par les fonctionnaires de l’EDL, listes de noms à l’appui (lutte des classes pas morte...). Mais seuls les naïfs se sont sans doute étonnés de cette irrégularité massive. L’ancienne province turque que nous sommes a hérité de la conviction, bien ancrée dans les mentalités, que «l’État, c’est l’ennemi». Quand il se trouve, de plus, être créancier, l’ennemi se...