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Actualités - Chronologies

Angola - Pour combattre l’école buissonnière... - un petit déjeuner gratuit

Pour inciter les enfants à retrouver le chemin de l’école et à ne plus traîner dans les rues, la ville de Luanda a décidé de distribuer un petit déjeuner gratuit dans les établissements du primaire. L’initiative, lancée le 26 juillet, fonctionne : en quelques jours, au moins une centaine d’enfants ont quitté les trottoirs de Luanda pour retourner sur les bancs de l’école. Et face à ce succès, le gouvernement a décidé d’emboîter le pas à la municipalité en étendant l’expérience à deux provinces proches de la capitale, Kwanza-Sul et Bengo. «J’ai bu du lait et mangé un pain ce matin. C’est super». Miguel Paulo, 8 ans, qui n’était pas retourné à l’école depuis bien longtemps, est radieux. Il promet que maintenant qu’on lui sert à manger lorsqu’il arrive aux cours, il y assistera tous les jours. Le petit déjeuner proposé est frugal, puisqu’il se compose d’un gobelet de lait et d’un pain par enfant. Mais dans un pays dévasté par une guerre civile qui dure depuis 26 ans, qui a fait près de 500 000 morts, des millions de déplacés et engendré la misère, c’est un luxe. Au tout début, l’expérience a été tentée avec 6 000 enfants de la capitale. Aujourd’hui, dans 200 écoles au total, ce sont 40 000 petits luandais qui en bénéficient, plus 150 000 autres enfants dans les provinces de Kuanza-Sul et Bengo. L’objectif est double : sortir les enfants de la rue où ils traînent à longueur de journée pour tenter de trouver à manger, et lutter contre l’analphabétisme qui, de 75% au moment de l’indépendance en 1975, est passé à 80 % aujourd’hui. Selon une étude des services de l’enseignement de la municipalité de Luanda, l’écrasante majorité des enfants issus de familles pauvres a abandonné l’école parce que les parents n’ont pas les moyens de, lui offrir suffisamment à manger. «J’aime bien les études, mais comme le matin je n’ai souvent rien à manger, je me sens mal dans la salle de classe», raconte José Dinis, 10 ans, qui comme tant d’autres lave des voitures ou mendie au centre-ville pour grapiller quelques sous. José n’était pas au courant de la distribution gratuite des petits déjeuners. «C’est vrai ?», demande-t-il ébahi au journaliste qui vient de lui apprendre la nouvelle. «Si maintenant il y a manger, j’irai à l’école tous les jours», assure-t-il. «Avec du lait et du pain, nous avons pu provoquer le retour à l’école d’une centaine d’élèves» à Luanda, affirme Elsa Marcela, pédagogue d’une école primaire du quartier surpeuplé de Cazenga. Et même pour ceux qui venaient régulièrement en classe, le petit déjeuner a tout changé. «Les petits sont maintenant plus attentifs pendant les cours, ce qui n’était pas le cas auparavant», remarque Mme Marcela. Pour certains enfants cependant, le petit déjeuner gratuit ne suffira pas à les ramener sur les bancs de l’école. Ainsi, Eurico Mateus, 10 ans, qui affirme que le plus préoccupant pour lui n’est pas d’avoir à manger. «Le plus grave, dit-il, c’est que le professeur me fatigue».
Pour inciter les enfants à retrouver le chemin de l’école et à ne plus traîner dans les rues, la ville de Luanda a décidé de distribuer un petit déjeuner gratuit dans les établissements du primaire. L’initiative, lancée le 26 juillet, fonctionne : en quelques jours, au moins une centaine d’enfants ont quitté les trottoirs de Luanda pour retourner sur les bancs de l’école. Et face à ce succès, le gouvernement a décidé d’emboîter le pas à la municipalité en étendant l’expérience à deux provinces proches de la capitale, Kwanza-Sul et Bengo. «J’ai bu du lait et mangé un pain ce matin. C’est super». Miguel Paulo, 8 ans, qui n’était pas retourné à l’école depuis bien longtemps, est radieux. Il promet que maintenant qu’on lui sert à manger lorsqu’il arrive aux cours, il y assistera tous les...