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Actualités - Chronologies

Golfe - L’Irak accuse le Koweït d’inciter Washington à le frapper

L’Irak a accusé vendredi le Koweït d’«inciter» les États-Unis et la Grande-Bretagne à lancer une nouvelle agression contre Bagdad dans le cadre d’un complot tramé pour perpétuer l’embargo qui lui est imposé. «Les propos du ministre koweïtien de l’Information (Ahmed Fahd al-Sabah) sont de nature à inciter les Américains et les Britanniques à frapper l’Irak», a estimé le journal as-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir. «Les dirigeants koweïtiens continuent à participer au complot tramé contre l’Irak comme ils le faisaient à l’époque qui a précédé le 2 août 1990», date de l’invasion de l’émirat par les troupes irakiennes, a poursuivi le journal. As-Saoura accuse «cheikh Ahmed et le chef de la diplomatie Sabah al-Ahmed al-Sabah de tenir des propos dangereux visant à pousser et à aider les Américains et les Britanniques dans leur agression contre l’Irak afin de perpétuer l’embargo imposé aux Irakiens» par l’Onu depuis 1990. Le journal réagissait aux propos du ministre koweïtien, qui avait accusé mercredi les services de renseignements irakiens de préparer des attaques terroristes dans son pays. «Nous pensons que les services de renseignements irakiens vont mener des opérations terroristes» au Koweït, avait déclaré cheikh Ahmed. L’anniversaire de l’invasion du Koweït coïncide cette année avec des menaces américaines de frapper de nouveau l’Irak après que ce dernier eut intensifié sa résistance contre les avions américains et britanniques patrouillant au-dessus de son territoire. Le 2 août 1990 à l’aube, l’Irak a occupé en quelques heures le Koweït qu’il accusait de «voler» son brut et de «grignoter» son territoire, avant d’en être chassé, sept mois plus tard, par une coalition conduite par les États-Unis. D’autre part, l’Irak a estimé vendredi que les accusations de Washington, selon lesquelles Damas produit des armes bactériologiques, visaient à «camoufler les crimes» commis par Israël à l’encontre des Palestiniens. «Il est clair que les allégations américaines à l’encontre de la Syrie, surtout en ces circonstances, ont pour objectif de camoufler les crimes commis par l’entité sioniste contre le peuple palestinien», écrit le quotidien as-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir en Irak. «Les accusations américaines visent aussi à montrer les Arabes comme étant à l’origine de tout danger dans le monde et des terroristes (...), qui produisent des armes de destruction massive et qui menacent la sécurité et la stabilité» des États-Unis, a poursuivi le journal. As-Saoura souligne que «ces fausses accusations interviennent alors que les États-Unis refusent de souscrire au projet de protocole international sur le contrôle des armes bactériologiques». Le journal réagissait aux propos du secrétaire américain à la Défense Donald Rumsfeld, qui a accusé le 30 juillet la Syrie, au même titre que l’Irak et l’Iran, de poursuivre leur programme de développement d’armes bactériologiques en dépit de leur engagement dans ce protocole, qui prévoit des mécanismes d’application effective de la convention de 1972 bannissant ces armes. Les États-Unis ont déjà accusé l’Iran et l’Irak de fabriquer des armes bactériologiques, mais c’est la première fois qu’ils mettent en cause la Syrie. Washington a indiqué que le potentiel de ces pays pour lancer des attaques nucléaires et bactériologiques contre les États-Unis et ses alliés était la principale raison pour laquelle l’Administration américaine du président George W. Bush avait décidé de développer un bouclier antimissile.
L’Irak a accusé vendredi le Koweït d’«inciter» les États-Unis et la Grande-Bretagne à lancer une nouvelle agression contre Bagdad dans le cadre d’un complot tramé pour perpétuer l’embargo qui lui est imposé. «Les propos du ministre koweïtien de l’Information (Ahmed Fahd al-Sabah) sont de nature à inciter les Américains et les Britanniques à frapper l’Irak», a estimé le journal as-Saoura, organe du parti Baas au pouvoir. «Les dirigeants koweïtiens continuent à participer au complot tramé contre l’Irak comme ils le faisaient à l’époque qui a précédé le 2 août 1990», date de l’invasion de l’émirat par les troupes irakiennes, a poursuivi le journal. As-Saoura accuse «cheikh Ahmed et le chef de la diplomatie Sabah al-Ahmed al-Sabah de tenir des propos dangereux visant à pousser et à aider les...