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Actualités - Chronologies

Le jeu des sept familles

Le capitalisme à l’anglo-saxonne avec ses «public companies» à l’actionnariat diffus a du mal à s’imposer en Italie où une poignée de grandes familles continue de dominer la scène économique. Ce n’est pas un hasard si on retrouve tout en haut de l’échelle du pouvoir politique, le self made man Silvio Berlusconi, roi des médias (Mediaset/Mondadori) et première fortune du pays. Dans ce registre, les Agnelli demeurent la plus emblématique des familles d’entrepreneurs, plus vieille aussi que les Berlusconi toujours perçus avec un brin de défiance de la part des barons historiques de l’industrie italienne. Le poids économique de la famille du fondateur de Fiat, emmenée par Giovanni Agnelli, 80 ans, président d’honneur du groupe turinois, reste considérable. Le récent assaut victorieux de Fiat sur la holding Montedison prouve que les Agnelli n’ont guère baissé la garde. Bien qu’ils se soient toujours tenus à l’écart des salons mondains du pouvoir italien, les Benetton se classent eux aussi parmi la poignée de grandes familles qui comptent dans l’industrie italienne, aux côtés des Tronchetti Provera (Pirelli), De Benedetti (CIR, l’Espresso) et Romiti (HdP). Le monde de la mode italienne recèle de nombreux cas d’entrepreneurs tout puissants, à la fois actionnaires et patrons. Exemple : Giorgio Armani contrôle le groupe homonyme toujours pas coté en Bourse, Leonardo Del Vecchio est à la tête du numéro un mondial des lunettes, Luxottica, qu’il a fondé. À cette liste non exhaustive, on peut ajouter le nom des Barilla (pâtes), et quelques nouveaux venus dans le domaine des nouvelles technologies, comme Renato Soru, entrepreneur sarde, devenu roi de l’Internet italien avec sa société Tiscali.
Le capitalisme à l’anglo-saxonne avec ses «public companies» à l’actionnariat diffus a du mal à s’imposer en Italie où une poignée de grandes familles continue de dominer la scène économique. Ce n’est pas un hasard si on retrouve tout en haut de l’échelle du pouvoir politique, le self made man Silvio Berlusconi, roi des médias (Mediaset/Mondadori) et première fortune du pays. Dans ce registre, les Agnelli demeurent la plus emblématique des familles d’entrepreneurs, plus vieille aussi que les Berlusconi toujours perçus avec un brin de défiance de la part des barons historiques de l’industrie italienne. Le poids économique de la famille du fondateur de Fiat, emmenée par Giovanni Agnelli, 80 ans, président d’honneur du groupe turinois, reste considérable. Le récent assaut victorieux de Fiat sur la holding...