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Actualités - Chronologies

POLOGNE - 4 000 personnes fuient les crues de la Vistule

Ils sont plus de 4 000 à avoir été obligés de quitter précipitamment leurs maisons, parfois en pyjama au milieu de la nuit, pour échapper à la crue de la Vistule qui a débordé le week-end dernier dans plusieurs endroits près de Sandomierz, à 200 km au sud-est de Varsovie. Ewa Baginska, retraitée, n’a pour lit qu’un matelas disposé par terre au milieu d’une salle de classe. Et pour tout bagage un sac en plastique avec les quelques biens les plus précieux qu’elle a pu emmener au moment de l’évacuation ordonnée dans son quartier par les services de sauvetage. Ses voisins du quartier de Sandomierz-Nadbrzezie (sud-est) sont là aussi, l’oreille collée à un poste de radio, à guetter toute nouvelle sur leurs maisons abandonnées, menacées par la Vistule qui s’acharne sur les vieilles digues de cette ville historique de 20 000 habitants. «Depuis plusieurs jours, nous avons scruté le fleuve avec inquiétude jour et nuit. Finalement samedi, à quatre heures du matin, la police est passée et nous a recommandé de quitter la maison, d’urgence. Certains ont mis leurs vêtements directement sur leur pyjama avant de s’engouffrer dans des autobus qui les attendaient», raconte Mme Baginska. «Certains n’ont pas voulu partir tout de suite. Mais ils l’ont fait cette nuit, quand une digue a lâché à quelque 500 mètres de chez nous. On a entendu des explosions dans une usine de briques toute proche, dont les fours chauds ont éclaté au contact avec l’eau froide», raconte-t-elle. Avec ses quatre petites-filles âgées de 6 à 15 ans et deux chiens, la vieille dame a trouvé refuge dans une école située sur l’une des sept collines sur lesquelles s’étend la ville. «Nous avons un peu paniqué. On nous a réveillées au milieu de la nuit. On ne savait pas ce qui se passait vraiment», raconte l’une des jeunes filles, Anna Galewicz, 15 ans, venue chez sa grand-mère de Lyon (France) où elle vit. «Aux plus petites, j’ai acheté des cartes à jouer et des crayons. Elles jouent avec d’autres enfants», dit la grand-mère. Une partie de l’école sert de caserne à plus de 200 soldats et pompiers dirigés sur place pour porter secours à Sandomierz et aux villages voisins. «Nous travaillons la nuit, pendant 12 heures d’affilée. Nous remplissons des sacs de sable et les emmenons dans des endroits où les digues sont particulièrement fragiles. Ce soir, ça fera la cinquième nuit de suite que nous travaillons», disent les soldats. La grande vague sur la Vistule était attendue à Varsovie au plus tôt lundi soir. Elle pourrait dépasser de 25 cm le niveau d’alerte de 650 cm dans la capitale, selon les services météorologiques. Dans l’attente de cette vague qui ne devrait pas menacer directement la ville, le jardin zoologique situé à proximité du fleuve a pris des mesures pour évacuer en cas de besoins certains animaux. À Sandomierz, «les digues tiennent à peine. Il y a des fuites partout. Les caves sont inondées. L’accès aux maisons est souvent impossible», racontent les rescapés. Leur quartier, situé sur la rive droite du fleuve, est fait principalement de maisons individuelles et parsemé de petits jardins ouvriers.
Ils sont plus de 4 000 à avoir été obligés de quitter précipitamment leurs maisons, parfois en pyjama au milieu de la nuit, pour échapper à la crue de la Vistule qui a débordé le week-end dernier dans plusieurs endroits près de Sandomierz, à 200 km au sud-est de Varsovie. Ewa Baginska, retraitée, n’a pour lit qu’un matelas disposé par terre au milieu d’une salle de classe. Et pour tout bagage un sac en plastique avec les quelques biens les plus précieux qu’elle a pu emmener au moment de l’évacuation ordonnée dans son quartier par les services de sauvetage. Ses voisins du quartier de Sandomierz-Nadbrzezie (sud-est) sont là aussi, l’oreille collée à un poste de radio, à guetter toute nouvelle sur leurs maisons abandonnées, menacées par la Vistule qui s’acharne sur les vieilles digues de cette ville...