CONGO - Le sida, principale préoccupation des autorités
le 21 juillet 2001 à 00h00
Les autorités sanitaires de Pointe-Noire sont particulièrement préoccupées par l’évolution inquiétante de la pandémie du sida qui touche officiellement 14 % de la population locale de la ville portuaire. Pour l’ensemble du Congo, dont la population était estimée en 2000 à 2,8 millions d’habitants, la séroprévalence est de 7 %, a affirmé la responsable du programme national de lutte contre le sida, Marie France Puruehnce. Capitale économique et port pétrolier, Pointe-Noire est l’agglomération la plus touchée par le sida. Le taux de prévalence y est passé de 10 % en 1996 à 14 % en 2000 à la suite de l’arrivée massive de centaines de milliers de civils fuyant les guerres civiles de 1997 et 1998 à Brazzaville et dans les régions sud-ouest. Cet exode a fait passer la population de Pointe-Noire de 600 000 en 1996 à près de 900 000 habitants en 1999. «La situation est grave», admet le coordonnateur du programme régional de lutte contre le sida, le docteur Jean Pierre Nkouendelo. La plupart des personnes infectées sont âgées de 13 à 25 ans. «Dans certains services de médecine, la moitié des lits est occupée par les malades du sida. Aujourd’hui, le sida est la première cause d’hospitalisation et de mortalité des personnes de plus de 15 ans», fait remarquer M. Nkouendelo. Selon lui, l’évolution de la pandémie à Pointe-Noire s’explique par des abus sexuels observés pendant l’arrivée des déplacés de guerre, la recrudescence des maladies sexuellement transmissibles et la prostitution. «La prostitution est devenue un fléau. Elle est croissante à Pointe-Noire... Des études récentes nous ont permis de constater que les prostituées transportaient des préservatifs dans leurs sacs. En revanche, on ne dispose pas de données sur leur utilisation pendant les rapports sexuels», ajoute M. Nkouendelo. «Les prostituées admettent avoir eu des rapports sexuels non protégés quand elles sont en face des clients charmants, des hommes qui leur proposent beaucoup d’argent ou pour leur propre plaisir», dit-il. Des dizaines de jeunes adolescentes, vêtues de robes transparentes, envahissent les endroits stratégiques de la ville ainsi que dans les snack-bars du centre-ville. À Pointe-Noire, les malades du sida bénéficient d’une prise en charge psychosociale au centre de traitement ambulatoire (CTA) ouvert en 1999 par la Croix-Rouge française avec le soutien financier de la compagnie pétrolière Elf-Congo, filiale de TotalFinaElf. Ce centre ainsi qu’un centre jumeau installé à Brazzaville effectuent des dépistages .
Les autorités sanitaires de Pointe-Noire sont particulièrement préoccupées par l’évolution inquiétante de la pandémie du sida qui touche officiellement 14 % de la population locale de la ville portuaire. Pour l’ensemble du Congo, dont la population était estimée en 2000 à 2,8 millions d’habitants, la séroprévalence est de 7 %, a affirmé la responsable du programme national de lutte contre le sida, Marie France Puruehnce. Capitale économique et port pétrolier, Pointe-Noire est l’agglomération la plus touchée par le sida. Le taux de prévalence y est passé de 10 % en 1996 à 14 % en 2000 à la suite de l’arrivée massive de centaines de milliers de civils fuyant les guerres civiles de 1997 et 1998 à Brazzaville et dans les régions sud-ouest. Cet exode a fait passer la population de Pointe-Noire de 600 000 en...
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