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Actualités - Chronologies

Les annales du Plutarque chinois

Si l’on connaît «l’armée d’outre-tombe» de quelque 8 000 guerriers et chevaux en terre cuite enterrés dans plusieurs fosses, pour protéger le premier empereur de Chine, nul ne s’est aventuré à fouiller son tombeau. On ne connaît celui-ci, enfoui à 37 mètres dans le sol et recouvert d’un tertre de 43 mètres de hauteur, qu’à travers les «Sixièmes annales principales de Qin», de Sima Qian (145-93 av. J-C), surnommé le «Plutarque de l’histoire de Chine». Selon M. Jiao Nanfeng, directeur de l’Institut d’archéologie du Shaanxi, des sondages effectués au-dessus du tombeau «ont montré des infiltrations d’eau sur deux niveaux. On ne sait dans quel état se trouvent les objets funéraires de cette tombe». «Par ailleurs, au début des années 80, le bureau de géologie des sciences sociales a procédé à des sondages qui ont fait état de traces de mercure au-dessus du tumulus, mais aussi tout autour». En l’absence de fouilles immédiates, il faut donc se fier à l’historien Sima Qian, selon lequel «lorsque le premier empereur Qin Shihuangdi fut nommé roi, il entreprit la construction de son mausolée au Mont Li». «Plus de 700 000 forçats y furent envoyés. Ils creusèrent à travers trois niveaux d’eaux souterraines, coulèrent du bronze et installèrent le sarcophage. On y transporta des modèles de maisons, de bâtiments officiels et des objets rares et précieux». «Il fut ordonné de mettre en place des arbalètes dont les mécanismes se déclencheraient à la moindre intrusion. Du mercure représenta les rivières, le Jiang, le He et la vaste mer. Des machines les mettaient en mouvement. Au plafond, il y avait tous les signes du ciel, au sol tous ceux de la géographie. On fit des lampes alimentées à l’huile de dugong (phoque), qui devaient brûler très longtemps» Selon l’historien, les nombreuses concubines du Premier empereur qui n’avaient pas d’enfant «le suivirent dans la mort». «Après qu’on eut descendu le cercueil, quelqu’un fit remarquer que ceux qui avaient construit les mécanismes savaient tout concernant les trésors cachés et la dépouille, et qu’ils pourraient le divulguer. Lorsque tout fut terminé et les trésors mis en place, on ferma la section médiane du couloir d’accès et l’on abaissa la porte de la section extérieure de sorte que tous les artisans y furent enfermés. Pas un n’en réchappa. On planta des arbres et de la végétation afin que la tombe ressemble à une montagne».
Si l’on connaît «l’armée d’outre-tombe» de quelque 8 000 guerriers et chevaux en terre cuite enterrés dans plusieurs fosses, pour protéger le premier empereur de Chine, nul ne s’est aventuré à fouiller son tombeau. On ne connaît celui-ci, enfoui à 37 mètres dans le sol et recouvert d’un tertre de 43 mètres de hauteur, qu’à travers les «Sixièmes annales principales de Qin», de Sima Qian (145-93 av. J-C), surnommé le «Plutarque de l’histoire de Chine». Selon M. Jiao Nanfeng, directeur de l’Institut d’archéologie du Shaanxi, des sondages effectués au-dessus du tombeau «ont montré des infiltrations d’eau sur deux niveaux. On ne sait dans quel état se trouvent les objets funéraires de cette tombe». «Par ailleurs, au début des années 80, le bureau de géologie des sciences sociales a procédé...