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Actualités - Conferences Internationales

Les médias italiens - sortent les grands moyens

Les médias italiens ont sorti les grands moyens pour la couverture du sommet des dirigeants du G8 et qui rassemble déjà des centaines de manifestants dans la cité maritime. Édition spéciale de journaux, chaîne télévisée d’infos continues en direct de Gênes sur le sommet et ses à-cotés depuis deux jours, plus une multitude de débats télévisés sur les sujets ayant trait à la mondialisation, la pauvreté et la santé dans les pays pauvres : les Italiens vivent à l’heure du G8 par presse interposée. La radiotélévision publique RAI a ainsi installé son propre petit village près des magasins de coton, d’anciens entrepôts rénovés sur les quais du vieux port, qui servent de quartier général aux 4 300 journalistes ayant fait le déplacement pour l’occasion. Quelque 60 journalistes de la RAI épaulés par quelque 180 techniciens, selon le chef-coordinateur Romano Cervone, interviendront pendant un quart d’heure dans chacun des grands journaux télévisés des trois chaînes publiques en direct de la ville hôte. Veste de «chasseur» et téléphone portable vissé à l’oreille, M. Cervone explique : «Pour vendredi, nous avons tout misé sur le G8. Ou nous ferons le plein ou un four complet». Mercredi soir, le journal de 20 heures de RAI 1, largement consacré aux préparatifs du sommet, a réalisé 32,3 % de score d’audience. La concurrence privée, le groupe de télévision Mediaset aux trois chaînes nationales appartenant au holding du président du Conseil italien Silvio Berlusconi, affiche au total 80 accrédités dont une quinzaine de journalistes. Les journaux télévisés de Canale 5 sont entièrement diffusés depuis Gênes mais aucune émission spéciale n’est prévue pour l’instant, à moins «d’une hécatombe» lors des manifestations. La presse écrite n’est pas en reste. Les trois grands journaux nationaux, Corriere della Sera, La Stampa et La Repubblica, prévoient de consacrer en moyenne huit à dix pages par jour au sommet. Le grand journal milanais Corriere della Sera (groupe RCS Editori) a envoyé une vingtaine de «spéciaux», explique la rédactrice en chef, Barbara Stefanelli. Les aspects les plus grands publics – alertes à la bombe, «contre-sommet», etc. – jouissent d’une ample couverture. Mais cela n’empêche pas d’approfondir le thème de la mondialisation, explique Mme Stefanelli. Le Corriere réserve une page aux débats, ouverte à des signatures extérieures. La Stampa de Turin a publié jeudi un numéro spécial entièrement dédié au sommet et joint au quotidien. La palme de la couverture revient sans doute au journal local, Il Secolo XIX, qui n’a pas hésité à accréditer la moitié de sa rédaction, soit cinquante personnes. «Le sommet offre l’opportunité d’aborder sur le fond des sujets importants pour nous tous, comme le thème des changements climatiques», explique Renzo Parodi, journaliste du journal génois. Mercredi, le quotidien génois avait déjà mis en vente un magazine spécial. Jeudi, il était vendu pour la première fois avec un supplément en anglais de quatre pages.
Les médias italiens ont sorti les grands moyens pour la couverture du sommet des dirigeants du G8 et qui rassemble déjà des centaines de manifestants dans la cité maritime. Édition spéciale de journaux, chaîne télévisée d’infos continues en direct de Gênes sur le sommet et ses à-cotés depuis deux jours, plus une multitude de débats télévisés sur les sujets ayant trait à la mondialisation, la pauvreté et la santé dans les pays pauvres : les Italiens vivent à l’heure du G8 par presse interposée. La radiotélévision publique RAI a ainsi installé son propre petit village près des magasins de coton, d’anciens entrepôts rénovés sur les quais du vieux port, qui servent de quartier général aux 4 300 journalistes ayant fait le déplacement pour l’occasion. Quelque 60 journalistes de la RAI épaulés par...