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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : calme et stabilité

Le marché libanais des changes a continué de fonctionner au ralenti et dans le calme en ce début de semaine à Beyrouth, en l’absence de nouvelles initiatives à la demande du dollar en dehors des besoins commerciaux courants des opérateurs, toujours limités, et d’une contrepartie valable à l’offre. Cela étant, l’action de la Banque du Liban (BDL) est restée le principal facteur de l’offre et la demande en cette monnaie. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à la faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de 21 mois. Mais en raison de la propension du marché à la demande plutôt qu’à l’offre, le billet vert devait être négocié effectivement au haut de cette fourchette et rarement en dehors de la BDL, ont indiqué les cambistes. Et d’ajouter que le volume des échanges n’aurait pas dépassé sept millions de dollars, en grande partie placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL. Vulnérabilité du dollar face à l’euro À l’étranger, l’euro est resté ferme contre le billet vert hier, en l’absence de nouvelles fraîches avant la réunion de la Banque centrale européenne (BCE), après demain, et profitant de spéculations sur des déclarations en faveur d’un dollar moins fort lors de la réunion du groupe des Huit (le groupe des Sept pays occidentaux les plus industrialisés avec la Russie) le week-end prochain. L’euro de son côté est resté ferme contre le billet vert, les investisseurs préférant ne pas prendre de risque avant la réunion de la BCE et celle du groupe des Huit à Gênes (Italie). Le marché s’attend à des déclarations en faveur d’un billet vert moins fort lors du Groupe des Huit, de l’avis ananime des analystes financiers. Notamment après les commentaires, la semaine dernière, du gouverneur de la Banque d’Angleterre, Eddie George, qui avait critiqué les effets «pervers» d’un dollar fort des deux côtés de l’Atlantique. Le marché espère par ailleurs que la BCE optera pour une baisse de ses taux demain, à l’issue de son conseil des gouverneurs. Mais la plupart des analystes doutent d’une option avant la pause de l’été. De nombreux économistes avaient prévu une détente monétaire lors de la réunion de la BCE du 5 juillet. Mais celle-ci avait laissé inchangé son principal taux directeur à 4,5 %, et son président, Wim Duisenberg, avait expliqué qu’elle devrait le maintenir «quelque temps encore afin de contrer l’inflation dans la zone euro». Aux États-Unis, les investisseurs regarderont avec attention les résultats financiers des sociétés américaines au second semestre, attendus cette semaine. «Même si la tendance est mitigée, l’ensemble est plutôt positif», a estimé une analyse de la Deutsche Bank. Les résultats des sociétés aux États-Unis ont été uniformément mauvais depuis septembre dernier, a-t-elle remarqué. Mais elle a ajouté que s’ils sont mitigés, cela suggère que la situation s’est stabilisée. Le marché regardera particulièrement les résultats des sociétés de la haute technologie et le marché des actions devrait réagir positivement, ainsi que le dollar, a anticipé une note publiée hier par la Citibank. Autre rendez-vous important de la semaine : le témoignage biannuel du président de la Réserve fédérale américaine (Fed), Alan Greenspan, demain devant le Congrès américain sur l’état de l’économie (Humphrey Hawkins testimony). Dans cette attente, les opérateurs se sont montrés moins unanimes hier à la hausse du dollar face à l’euro, alors que le yen souffrait de la révision à la baisse par la Banque du Japon de son diagnostic sur l’économie nippone, en raison de l’affaiblissement de la production industrielle et des investissements des entreprises. Il s’est négocié en effet, à New York, sur un ton hésitant comme suit : – 0,8550 pour un euro contre 0,8545, vendredi dernier – 1,4010 pour un sterling contre 1,4040 – 2,2875 DM contre 2,2890 – 7,6720 FF contre 7,6765 – 1,7690 FS contre 1,7695 – 2 264,65 lires contre 2 265,95 – 125,45 yens contre 124,90. Bourse de Beyrouth : en baisse avec Solidere B À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est durement ressentie en ce début de semaine par la baisse des actions B de Solidere de 5 5/8 à 5 1/8 dollars dans un marché autrement stable sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées a abandonné 0,78 % à 55,51 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait à 121,95 points. Ce mouvement s’est produit toutefois dans un volume d’affaires très mince avec au total 22 281 actions négociées d’une valeur de 95 671 dollars seulement. Les marchés américains dans l’expectative L’atmosphère était plutôt morose sur les marchés américains des valeurs mobilières, au début d’une semaine riche en résultats de sociétés dans des échanges peu denses. Selon la société d’analyse financière First Call, 38 % des entreprises cotées au S & P 500 publieront cette semaine leurs résultats trimestriels ainsi que 16 des 30 autres sociétés constituant le Dow Jones des industrielles. Parmi elles, on attend notamment Apple, Intel, General Motors, Coca-Cola, IBM, Microsoft... «Les avertissements sur résultat et leur impact psychologique négatif sont maintenant derrière nous et les investisseurs commencent à voir le verre comme à moitié plein et non plus à moitié vide», a résumé First Call. «Cette semaine et la suivante, le flux ininterrompu de résultats de sociétés, dont la plupart dépasseront les prévisions, auront un impact psychologique positif», a ajouté First Call. Toutefois, «dépasser les estimations pour le deuxième trimestre est une chose, mais réussir à maintenir la remontée des cours en est une autre. Une relative visibilité est nécessaire afin de juger à quel moment l’économie et les bénéfices auront atteint leur plancher, et quelle ampleur cela prendra. Or, cette visibilité semble manquer», a conclu la société d’analyse financière. Pour celle-ci, les résultats publiés au deuxième trimestre devraient marquer un recul de 15 % par rapport à ceux enregistrés un an plus tôt. Sur le front macroéconomique, les investisseurs auront les yeux tournés, demain, vers l’indice des prix à la consommation et des mises en chantier de logements pour juin, et après demain sur l’indice composite des principaux indicateurs pour le même mois qui est censé préfigurer la conjoncture jusqu’à la fin de l’année. Par ailleurs, le marché sera à l’écoute demain du rapport biannuel que présentera le président de la Fed devant le Congrès américain sur l’état de l’économie et la politique monétaire adéquate. Dans ce contexte, l’indice composite Nasdaq devait céder une partie du terrain qu’il avait gagné la semaine dernière à 2 035 points pendant que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielles fluctuait entre un plus haut à 10 568,56 points et un plus bas à 10 446,06 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 458,60 points, en baisse de 80,46 points sur vendredi dernier. Baisse des bourses européennes Les Bourses européennes ont reculé lundi en fin de séance, désorientées par l’évolution contrastée de leurs homologues américaines, mais les technologiques et les télécoms sont restées en baisse au début d’une semaine riche en résultats de sociétés et en indicateurs économiques. À la clôture, alors que la plupart des marchés du vieux continent étaient fermés, l’indice paneuropéen FTSE Eurotop 300 perdait 0,53 % à 1 338,55 points et le DJ Euro Stoxx 50 reculait de 0,67 % à 4 017,32. L’indice DJ de la technologie abandonnait 2,25 %, l’indice des télécoms 1,41 % et celui des bancaires 0,5 %. Le fabricant néerlandais d’électronique grand public Philips, ainsi que Nokia, Ericsson, SAP et ASM Lithography doivent tous publier leur compte cette semaine, incitant le marché à rester prudent avant de s’avancer. Irrégularité de la Bourse de Tokyo La canicule qui s’est abattue sur le Japon a soutenu la Bourse de Tokyo lundi, des achats opérés sur les producteurs de boissons, les brasseries principalement, ayant pratiquement compensé les pertes subies par certaines technologiques comme NTT DoCoMo, à l’approche de la publication de résultats de sociétés américaines. L’indice Nikkei a terminé sur un repli de 11,78 points, soit 0,10 %, à 12 343,37, tandis que l’indice pondéré Topix a cédé 1,81 point, soit 0,15 %, à 1 242,21. Le géant des téléphones mobiles NTT DoCoMo, qui est la plus forte capitalisation du marché, a terminé en baisse de 1,96 %, à 2,0 millions de yens, après être tombé en séance sous ce niveau pour la première fois depuis le 20 juin. «Il y a des poches de fermeté à l’automobile et parmi les valeurs estivales, mais, dans l’ensemble, le marché reste attentiste», a constaté Nobuaki Kurisu, gérant de portefeuille chez Sumisei. Les boursiers attendant une nette poussée de ses ventes, Kirin Brewery, le premier brasseur japonais, a affiché une hausse substantielle de 3,51 %, à 1 062 yens. Sa filiale de boissons non alcoolisées Kirin Beverage s’est envolée de 3,06 %, à 2 865 yens, et, dans le même compartiment, Asahi Soft Drinks a gagné 3,27 %, à 853 yens.
Le marché libanais des changes a continué de fonctionner au ralenti et dans le calme en ce début de semaine à Beyrouth, en l’absence de nouvelles initiatives à la demande du dollar en dehors des besoins commerciaux courants des opérateurs, toujours limités, et d’une contrepartie valable à l’offre. Cela étant, l’action de la Banque du Liban (BDL) est restée le principal facteur de l’offre et la demande en cette monnaie. En maintenant ainsi sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, celle-ci est parvenue à la faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus de 21 mois. Mais en raison de la propension du marché à la demande plutôt qu’à l’offre, le billet vert devait être négocié effectivement au haut de cette fourchette et rarement...