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Actualités - Chronologies

Le Taj Mahal, un hymne à l’amour en état de siège

Agra, la ville indienne qui abrite le Taj Mahal, célèbre hymne architectural à l’amour, était dimanche une ville morte où même les habitants avaient besoin d’un passe pour sortir de chez eux alors que se déroule un sommet indo-pakistanais crucial. Des mesures de sécurité sans précédent ont été prises à l’occasion de cette rencontre historique qui a débuté dimanche matin à l’ombre de l’harmonieux mausolée de marbre blanc construit au XVIIe siècle par l’empereur Mogol Shah Jahan en témoignage d’un inconsolable amour pour sa deuxième épouse Mumtaz Mahal, morte en couches. Les rues ordinairement envahies par des touristes indiens et étrangers étaient totalement désertes et livrées aux forces de sécurité – police, paramilitaires et commandos d’élite «black cats». Toutes les boutiques ont baissé leurs rideaux de fer sur ordre des responsables de la sécurité qui affirment craindre des actions d’extrémistes musulmans ou hindous hostiles à un rapprochement entre les deux pays. L’espace aérien au-dessus d’Agra a été complètement interdit, tandis que le trafic sur la rivière Yamuna qui traverse la ville est réduit aux patrouilles des bateaux de la police et de l’armée. Le passé d’Agra est tumultueux et de précédents pourparlers de paix ont eu un dénouement dramatique, comme en 1665, quand le puissant roi-guerrier hindou Shivaji arrivé dans la ville pour des discussions de paix avec l’empereur mogol Aurangzeb a été jeté en prison sans autre forme de procès. Les Britanniques qui avaient conquis le fort d’Agra en 1803 ont été forcés de déplacer la capitale de l’empire à Lucknow en raison d’incessantes embuscades militaires. Toutefois, les augures du sommet actuel amateurs de références historiques préfèrent se souvenir qu’Agra a été le siège du pouvoir pendant le règne du grand empereur Mogol musulman Akbar (1556 -1605) qui a laissé dans l’histoire un souvenir de paix civile et de tolérance religieuse.
Agra, la ville indienne qui abrite le Taj Mahal, célèbre hymne architectural à l’amour, était dimanche une ville morte où même les habitants avaient besoin d’un passe pour sortir de chez eux alors que se déroule un sommet indo-pakistanais crucial. Des mesures de sécurité sans précédent ont été prises à l’occasion de cette rencontre historique qui a débuté dimanche matin à l’ombre de l’harmonieux mausolée de marbre blanc construit au XVIIe siècle par l’empereur Mogol Shah Jahan en témoignage d’un inconsolable amour pour sa deuxième épouse Mumtaz Mahal, morte en couches. Les rues ordinairement envahies par des touristes indiens et étrangers étaient totalement désertes et livrées aux forces de sécurité – police, paramilitaires et commandos d’élite «black cats». Toutes les boutiques ont...