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Actualités - Chronologies

La MEA-Paris, une boîte à idées

Entre les personnes naturalisées et celles qui ne le sont pas, la communauté libanaise de France est évaluée à près de 110 000 membres. Et pour beaucoup d’entre eux, les bureaux de la MEA, place de l’Opéra, sont une sorte de havre où ils sont écoutés et servis. En effet, le patron des lieux, Pierre Massamiri, a donné un souffle nouveau à cette représentation de la compagnie nationale. Et si la crise s’aggrave à Beyrouth, à Paris on fait comme si, on pare aux situations délicates, on est plein d’idées. Et ça marche. Ainsi, pour le relookage des locaux, et avec les moyens de bord, Massamiri a organisé un concours auquel ont participé des étudiants des Beaux Arts de Paris. Sept projets, dont cinq libanais, ont été retenus pour les travaux. L’effet est des plus heureux. C’est neuf, c’est frais, c’est agréable et accueillant. Autre initiative : la modification du prix des billets, à partir de la Ville Lumière, qui sont devenus très avantageux (à partir de 2 500 et parfois même 2 000 FF pour les groupes). Bien plus intéressants que ceux à partir de Beyrouth, où la MEA et Air France semblent pratiquer une politique de monopole. Mais ceci est un autre problème. «Le PDG de la MEA, M. Mohammed el-Hout, avait émis le souhait que tout soit mis en œuvre pour que les Libanais de l’étranger n’oublient pas leur pays, explique Pierre Massamiri. La première initiative a été de leur donner la priorité à bord des avions. Puis, à la demande expresse des membres de la communauté, nous avons étudié les prix individuels, en famille, puis en groupe. Cela a été facilité par la baisse de l’euro». Ce qui, aussi, a encouragé les Libanais à s’adresser directement à la MEA, sans passer par des intermédiaires. Une nouveauté de plus à l’actif de Massamiri : la plantation de cèdres dans les régions françaises. Le directeur de la MEA-Paris en a déjà planté à Lyon, dans les régions de Rhône-Alpes et des Bouches-du-Rhône, dans les Pyrénées-Orientales, à Limoges, à Tours ; au Nord à Lille et à Roubaix. À Paris, ce sont le parc Monceau et le parc Monsouris qui ont accueilli les cèdres du Liban. À travers cette initiative, le directeur de la MEA a voulu prouver l’intérêt que porte la compagnie aux Libanais vivant dans les provinces françaises. Pour eux, il a créé un service spécial. Ainsi, le voyageur de province peut retenir son billet auprès de la réservation, qui est à l’écoute de 7h à 22 heures à Paris (samedi et dimanche compris) et le récupérer à l’aéroport directement, sans avoir à effectuer un déplacement supplémentaire. Ce qui a fait dire à Mgr Harfouche, alors responsable du Foyer Notre- Dame de Paris : «La MEA est sortie de l’Opéra et même de Paris, pour être présente partout en France». Résultat l’an dernier, le bureau de Paris a enregistré 50 % d’augmentation des ventes. Les agents de voyage ne sont pas en reste. Conscient de leur influence dans le domaine du tourisme, Massamiri leur propose, ainsi qu’à leur épouse, cinq jours quatre nuits au Liban, dans des hôtels cinq étoiles avec demi-pension et transfert à 2 100 FF. «Ils reviennent ravis, dit-il, et c’est ainsi qu’ils peuvent mieux vendre cette destination à leurs clients». Quid de la pénalisation de 300 FF dans le cas d’un changement de date de voyage ? «Nous essayons de ne pas pénaliser à tour de bras, dit-il. C’est une question de flair. Il y a des gens qui sont obligés de changer de réservation, et nous passons outre cette pénalisation», souligne le directeur.
Entre les personnes naturalisées et celles qui ne le sont pas, la communauté libanaise de France est évaluée à près de 110 000 membres. Et pour beaucoup d’entre eux, les bureaux de la MEA, place de l’Opéra, sont une sorte de havre où ils sont écoutés et servis. En effet, le patron des lieux, Pierre Massamiri, a donné un souffle nouveau à cette représentation de la compagnie nationale. Et si la crise s’aggrave à Beyrouth, à Paris on fait comme si, on pare aux situations délicates, on est plein d’idées. Et ça marche. Ainsi, pour le relookage des locaux, et avec les moyens de bord, Massamiri a organisé un concours auquel ont participé des étudiants des Beaux Arts de Paris. Sept projets, dont cinq libanais, ont été retenus pour les travaux. L’effet est des plus heureux. C’est neuf, c’est frais, c’est...