Polémique sur d’éventuels - pots-de-vin pétroliers
le 04 juillet 2001 à 00h00
Une polémique, embarrassante pour le gouvernement du président réformateur Mohammad Khatami, oppose des dirigeants conservateurs au ministère du Pétrole sur d’éventuels pots-de-vin touchés par des responsables iraniens sur des contrats pétroliers. Affirmant obéir à la croisade «anticorruption» du Guide de la République islamique, l’ayatollah Ali Khanemei, un important dirigeant conservateur, Ahmad Jannati, a annoncé qu’il allait saisir la justice iranienne sur ces «pots-de-vin», mettant en cause allusivement l’entourage du ministre du Pétrole Bijan Namdar Zangheneh. Il y a quelques jours, M. Jannati, une des personnalités les plus influentes du Conseil de surveillance de la Constitution, puissante instance dominée par les conservateurs, avait lancé des accusations contre des responsables du ministère du Pétrole. «Dans leurs comptes pétroliers, ils (des responsables du ministère) pillent l’argent du peuple par millions (de dollars) et mettent l’argent sur leurs comptes à l’étranger», avait-il affirmé. Le ministère du Pétrole s’est affirmé tout à fait disposé à une enquête parlementaire à ce sujet – souhaitée par des députés de la minorité conservatrice – et a mis en demeure M. Jannati de révéler les noms des personnes soupçonnées et de les transmettre «le plus tôt possible au président (Mohammad Khatami) et au ministère du Pétrole». Aucun chiffre et aucun nom n’ont été jusqu’ici révélés dans cette polémique qui vise un ministère proche du président Khatami. La polémique apparaît embarrassante pour le gouvernement et la majorité parlementaire réformatrice qui a engagé une bataille pour que le budget d’un bastion conservateur, la télévision et la radio d’État, puisse être contrôlé par le Parlement (Majlis). «Le pétrole représente plus de 80 % des recettes de l’Iran, et la recherche de contrats crée des tensions et réveille de vieilles rivalités politiques et financières», explique un expert pétrolier. Depuis six ans, l’Iran a conclu une dizaine de contrats avec des compagnies pétrolières européennes pour développer son pétrole et son gaz, dont il détient respectivement les troisièmes et les deuxièmes réserves du monde. Ses trois principaux partenaires sont le français TotalFinaElf, l’italien Eni et l’anglo-néerlandaise Royal Dutch Shell.
Une polémique, embarrassante pour le gouvernement du président réformateur Mohammad Khatami, oppose des dirigeants conservateurs au ministère du Pétrole sur d’éventuels pots-de-vin touchés par des responsables iraniens sur des contrats pétroliers. Affirmant obéir à la croisade «anticorruption» du Guide de la République islamique, l’ayatollah Ali Khanemei, un important dirigeant conservateur, Ahmad Jannati, a annoncé qu’il allait saisir la justice iranienne sur ces «pots-de-vin», mettant en cause allusivement l’entourage du ministre du Pétrole Bijan Namdar Zangheneh. Il y a quelques jours, M. Jannati, une des personnalités les plus influentes du Conseil de surveillance de la Constitution, puissante instance dominée par les conservateurs, avait lancé des accusations contre des responsables du ministère du...
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