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Actualités - Chronologies

Moto - GP des Pays-Bas - Arrosage providentiel du trentenaire de Biaggi

Une pluie serrée et abondante s’est soudain abattue samedi sur Assen, théâtre du Grand Prix moto 500 cc des Pays-Bas, dotée d’un pouvoir inhabituel de paratonnerre en préservant l’Italien Max Biaggi (Yamaha) d’un éclair nommé Valentino Rossi (Honda). Le Romain avait à peine digéré le gâteau d’anniversaire commandé à son intention par les organisateurs à l’occasion de son trentième anniversaire en prenant le départ d’une course charnière pour la suite du championnat du monde 2001. Il avait aussi avalé de travers le coup de poing porté quinze jours plus tôt par son jeune rival. Le simulacre de réconciliation auquel il s’était prêté à contrecœur en compagnie de son agresseur, à Assen, avant le Grand Prix, était plus de nature à raviver la douleur qu’à la calmer. Seule la course devait, dans son esprit, apporter la réponse qui convenait et lui faire oublier que, s’il vient de passer la trentaine, l’objet de ses cauchemars est de huit ans son cadet. Et de fait, Biaggi avait parfaitement préparé sa riposte. Derrière son compatriote Loris Capirossi (Honda) sur la grille de départ, il était tout à la joie d’y précéder Rossi. Avantage psychologique à l’aîné. Vieux légionnaire romain Cette position en première ligne indiquait que l’écurie Marlboro Yamaha avait été à la hauteur. Perfectionniste à l’extrème, Biaggi ne peut briller que sur une machine qui lui donne satisfaction en tous points. Restait à prouver en course que les bons réglages du vendredi seraient efficaces le lendemain. La pluie, déjà, s’est alliée au Romain dans la matinée. Le warm up, sous des trombes d’eau, a été à son avantage : Biaggi 4e, Rossi 8e. Mais à l’heure du lâcher des pilotes, la piste était sèche. Le vieux légionnaire romain a alors foncé dans la mêlée. Il s’est battu contre les coéquipiers de l’écurie West Honda Pons, Capirossi et le Brésilien Alex Barros, qui ont joué à le prendre en tenaille ou le repousser à la troisième place au fil des six premiers tours. Refusant de subir, Biaggi s’est porté en tête au septième passage sur la ligne et, avisant qu’il laissait Rossi en quatrième position, il a tenté de creuser un écart significatif. Mais la différence entre les deux hommes n’a jamais excédé une seconde et trois dixièmes (9e tour). C’était juste avant que le jeune pilote de la côte Adriatique ne prenne à son tour le mors aux dents pour doubler Barros (11e), puis Capirossi, à la faveur du meilleur tour en course, le douzième, qui le ramenait à deux dixièmes de secondes de Biaggi. 209 millièmes de retard au passage sur la ligne, 132 une boucle plus loin, puis 114 au 14e tour et 126 au 15e. Il n’y a pas de rétroviseur sur les motos de compétition, mais Biaggi devait voir l’éclair jaune de la Honda numéro 46 le cerner, derrière, à gauche, à droite. Allait-il se retrouver devant ? Ce fut chose faite peu après le franchissement de la ligne. Un sursaut d’orgueil et Biaggi rendait la politesse à Rossi. Quelques centaines de mètres plus loin, des drapeaux rouges signalant l’arrêt de la course figeaient un spectacle qui promettait le sublime et n’a tenu que le palpitant. 250 cc : victoire de McWilliams En 250 cc, le Britannique Jeremy McWilliams (Aprilia) a signé sa première victoire à l’âge de 37 ans après huit ans de compétition et 121 courses. Parti de la première ligne, il a pris le meilleur départ, s’échappant rapidement sur une piste abondamment arrosée en début de matinée mais qui séchait rapidement après la course des 125 cc. Derrière le Britannique, le Japonais Daijiro Katoh, en tête du championnat du monde, semblait impuissant et voyait l’écart se creuser. Il réussissait finalement à terminer 11e de la course et à obtenir 5 points. Il possède dorénavant 15 points d’avance au classement général sur son rival direct, le Japonais Tetsuya Harada (Aprilia), qui après avoir loupé son départ a fini 24e et est revenu bredouille... Enfin en 125 cc, un autre Espagnol, Toni Élias (Honda) a lui aussi connu le bonheur de franchir la ligne d’arrivée en tête pour la première fois depuis les débuts de sa jeune carrière. À 18 ans, il a pris le meilleur, avec une machine certes plus véloce, sur le Français Arnaud Vincent (Honda), plus expérimenté et spécialiste des pistes détrempées. Le Saint-Marinais Manuel Poggiali (Gilera), qui a chuté à six tours de la fin, conserve la tête du championnat du monde mais avec seulement trois points d’avance sur l’Italien Gino Borsoi (Aprilia) qui a terminé 6e samedi.
Une pluie serrée et abondante s’est soudain abattue samedi sur Assen, théâtre du Grand Prix moto 500 cc des Pays-Bas, dotée d’un pouvoir inhabituel de paratonnerre en préservant l’Italien Max Biaggi (Yamaha) d’un éclair nommé Valentino Rossi (Honda). Le Romain avait à peine digéré le gâteau d’anniversaire commandé à son intention par les organisateurs à l’occasion de son trentième anniversaire en prenant le départ d’une course charnière pour la suite du championnat du monde 2001. Il avait aussi avalé de travers le coup de poing porté quinze jours plus tôt par son jeune rival. Le simulacre de réconciliation auquel il s’était prêté à contrecœur en compagnie de son agresseur, à Assen, avant le Grand Prix, était plus de nature à raviver la douleur qu’à la calmer. Seule la course devait, dans...