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Actualités - Communications Et Declarations

RELIGION - Francisi Baba, adorateur de Kamakhya

Lassé de la vie «superficielle» et «pleine d’illusions» de l’Occident, un Français converti à l’hindouisme vit aujourd’hui à moitié nu, comme les milliers d’autres moines réunis pour trois jours dans un temple hindou niché sur les collines du nord-est de l’Inde. Venu participer à l’Ambubachi Mela, une cérémonie rituelle annuelle, cet homme de 38 ans a tiré un trait sur son passé. Se présentant comme le yogi Brahmanath, il refuse de révéler sa véritable identité. Ici, pour les centaines d’adorateurs de la déesse hindoue Kamakhya, il est connu sous le nom de Francisi Baba, autrement dit le moine de France. «Je suis ici car j’ai répondu à l’appel de la divinité Kamakhya (...) Je suis maintenant sous son emprise et toute ma vie tourne autour d’elle», souligne le moine, en envoyant des bouffées de fumée de haschisch. «Il effectue tous les rites hindous à la perfection et en sait plus sur la religion et les traditions que la plupart des Hindous», précise Bholanath, un moine originaire l’État du Bengale occidental (est de l’Inde) à son propos. Francisi Baba parle peu de sa conversion à l’hindouisme et indique seulement être originaire d’une «région côtière». Il a quitté le lycée en France pour ensuite voyager au Pakistan avant d’arriver en Inde il y a quelques années. «Je n’ai pas vraiment été séduit par ce que l’on m’apprenait à l’école, alors j’ai décidé de partir à la recherche de la réalité, pour trouver des réponses à certaines questions qui ont hanté et perturbé mon existence», confie-t-il. «En Occident, les choses sont trompeuses et superficielles. Les gens aiment se bercer d’illusions, alors qu’en Inde il y a une vraie spiritualité où l’on peut chercher le réconfort et la paix», ajoute Francisi Baba, qui se déclare toutefois «farouchement opposé au système rigide des castes» dans ce pays. Les fidèles rassemblés au temple de Kamakhya prétendent disposer de pouvoirs surnaturels permettant par exemple à un couple stérile de procréer, à un homme seul de trouver une épouse ou encore de jeter des sorts diaboliques. L’un d’eux, Boothi Baba, un moine de 65 ans qui réside habituellement dans un cimetière hindou du Bengale occidental, appartient à une secte secrète appelée les Aghoris. Ce sadhu (moine en indien) est surtout un adepte de la marijuana et des boissons alcoolisées, tandis que de nombreuses femmes l’entourent. «Au moins 90 % des gens qui viennent me voir ont de viles intentions et veulent que j’utilise mes pouvoirs pour faire du mal à leurs ennemis. Bien sûr, je peux le faire et pas seulement une fois, mais cent fois, grâce aux pouvoirs tantriques que j’ai acquis au cours de ces 40 dernières années», explique Boothi Baba. «Mais, j’emploie rarement mes pouvoirs pour faire le mal, sauf si je suis convaincu que je dois agir de cette manière. Faire mal n’est pas la mission des sadhus», précise-t-il.
Lassé de la vie «superficielle» et «pleine d’illusions» de l’Occident, un Français converti à l’hindouisme vit aujourd’hui à moitié nu, comme les milliers d’autres moines réunis pour trois jours dans un temple hindou niché sur les collines du nord-est de l’Inde. Venu participer à l’Ambubachi Mela, une cérémonie rituelle annuelle, cet homme de 38 ans a tiré un trait sur son passé. Se présentant comme le yogi Brahmanath, il refuse de révéler sa véritable identité. Ici, pour les centaines d’adorateurs de la déesse hindoue Kamakhya, il est connu sous le nom de Francisi Baba, autrement dit le moine de France. «Je suis ici car j’ai répondu à l’appel de la divinité Kamakhya (...) Je suis maintenant sous son emprise et toute ma vie tourne autour d’elle», souligne le moine, en envoyant des...