Ryad nie aux USA le droit - de lancer des accusations
le 23 juin 2001 à 00h00
Le ministre séoudien de la Défense Sultan ben Abdel Aziz a nié vendredi aux États-Unis le droit de désigner et d’inculper les responsables de l’attentat de 1996 contre une base militaire américaine à Dahran, en Arabie séoudite. «Le gouvernement américain a le droit de discuter de l’affaire mais pas de prendre une quelconque mesure la concernant», a déclaré à la presse le prince Sultan à la fin d’une visite à Sanaa, en référence à l’inculpation de treize Séoudiens et d’un Libanais, annoncée jeudi par la justice américaine. Toute mesure concernant l’affaire «est du ressort de l’Arabie séoudite», a-t-il ajouté, laissant clairement entendre que c’est à la justice séoudienne de prononcer les inculpations. Il s’agit de la première réaction officielle séoudienne à l’inculpation de quatorze personnes accusées d’avoir fait sauter un camion bourré d’explosifs devant une caserne de l’armée américaine à Dahran (est), tuant 19 soldats américains. L’Administration du président américain George W. Bush a accusé nommément jeudi des membres d’un groupe fondamentaliste chiite pro-iranien, le Hezbollah séoudien, d’avoir perpétré l’attentat. L’attorney général (ministre de la Justice) John Ashcroft a annoncé que les quatorze suspects avaient été inculpés de meurtre par un tribunal d’Alexandria, en Virginie. M. Ashcroft a soutenu que «des éléments iraniens ont inspiré, soutenu et supervisé le Hezbollah séoudien» dans cet attentat. L’Arabie séoudite a affirmé à plusieurs reprises que l’enquête se poursuivait et refusé d’accuser quiconque avant sa fin. Elle a aussi déploré des informations de presse américaine accusant l’Iran de l’attentat. Les relations entre Ryad et Téhéran se sont améliorées depuis l’arrivée au pouvoir en 1997 du président réformateur iranien Mohammad Khatami, après une longue période d’hostilité consécutive à la Révolution islamique en 1979.
Le ministre séoudien de la Défense Sultan ben Abdel Aziz a nié vendredi aux États-Unis le droit de désigner et d’inculper les responsables de l’attentat de 1996 contre une base militaire américaine à Dahran, en Arabie séoudite. «Le gouvernement américain a le droit de discuter de l’affaire mais pas de prendre une quelconque mesure la concernant», a déclaré à la presse le prince Sultan à la fin d’une visite à Sanaa, en référence à l’inculpation de treize Séoudiens et d’un Libanais, annoncée jeudi par la justice américaine. Toute mesure concernant l’affaire «est du ressort de l’Arabie séoudite», a-t-il ajouté, laissant clairement entendre que c’est à la justice séoudienne de prononcer les inculpations. Il s’agit de la première réaction officielle séoudienne à l’inculpation de quatorze...
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