Dix ans après avoir battu le record du monde du saut en longueur avec un bond à 8,95 m, l’Américain Mike Powell devait tenter hier, à 37 ans, de se qualifier pour les championnats du monde d’athlétisme qui se disputent en août à Edmonton (Canada). Il lui fallait pour cela terminer dans les trois premiers des championnats des États-Unis à Eugene (Oregon). De son propre aveu, c’est Dieu qui lui a donné la force de tenter ce retour alors que, pour tout le monde, il avait terminé sa brillante carrière lors des Jeux olympiques d’Atlanta en 1996 par une vilaine blessure qui l’avait laissé, vaincu et confus, le nez dans le sable du sautoir. Il n’avait pu faire mieux que 5e d’un concours remporté par son grand rival, son compatriote Carl Lewis, qui avait remporté son 4e titre olympique consécutif à la longueur. «Une façon terrible de mettre un point final», se souvient-il aujourd’hui. C’est Dieu qui, affirme-t-il, lui a permis de renaître. «J’étais hors de forme, déprimé, je n’avais plus le goût à rien. Quand j’ai rencontré Dieu, j’ai compris beaucoup de choses sur moi-même». Situation ouverte «J’avais fait de la compétition pour m’intégrer. J’espérais que meilleur je serais, plus les gens m’accepteraient. En fait, je ne m’aimais pas vraiment». «Maintenant, je pense à moi. Je suis beaucoup plus équilibré. Je vis mieux ma vie. J’ai cessé de me disperser, de faire la fête. Ma vie de couple s’est reformée. Ma vie en a été complètement transformée». Powell a repris le chemin des sautoirs en mai dernier après cinq années d’inactivité. Outre le souffle divin qui l’a poussé à ce retour, il y a été incité en constatant que la discipline n’avait pas beaucoup évolué depuis l’époque de ses duels de titans avec Carl Lewis. Son record du monde tient toujours et, l’an dernier, un seul sauteur, le Cubain Ivan Pedroso a réalisé – en plein air – un bond à plus de 8,50 m en remportant le titre olympique à Sydney avec 8,55 m. «Je me suis rendu compte que, si je retrouvais la forme, je pourrais de nouveau être compétitif au niveau international. Si le niveau avait été plus élevé, j’y aurais réfléchi à deux fois mais, telle qu’elle se présente, la situation est ouverte». Le rêve du grand (1,88 m) Mike l’entraîne déjà loin de Eugene, loin même d’Edmonton. Il se voit déjà aux Jeux d’Athènes en 2004. «Pas pour briguer une médaille d’or. Juste dans l’espoir de monter sur le podium». Tout de même.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Dix ans après avoir battu le record du monde du saut en longueur avec un bond à 8,95 m, l’Américain Mike Powell devait tenter hier, à 37 ans, de se qualifier pour les championnats du monde d’athlétisme qui se disputent en août à Edmonton (Canada). Il lui fallait pour cela terminer dans les trois premiers des championnats des États-Unis à Eugene (Oregon). De son propre aveu, c’est Dieu qui lui a donné la force de tenter ce retour alors que, pour tout le monde, il avait terminé sa brillante carrière lors des Jeux olympiques d’Atlanta en 1996 par une vilaine blessure qui l’avait laissé, vaincu et confus, le nez dans le sable du sautoir. Il n’avait pu faire mieux que 5e d’un concours remporté par son grand rival, son compatriote Carl Lewis, qui avait remporté son 4e titre olympique consécutif à la longueur....