Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologies

Formule 1 - GP d’Europe - L’embarras du choix

Le Grand Prix d’Europe, neuvième épreuve du championnat du monde de Formule 1 automobile, pourrait bien consacrer une victoire allemande, ou tout du moins un podium à forte coloration germanique, cette fin de semaine au Nurburgring. C’est devenu une habitude depuis le début de la saison 1998, les drapeaux «noir, rouge, jaune» flottent régulièrement sur les podiums à l’arrivée des courses. Sauf une fois, le 26 septembre 1999 et justement au Grand Prix d’Europe au Nurburgring. Johnny Herbert (Stewart-Ford) s’était imposé devant Jarno Trulli (Prost-Peugeot) et Rubens Barrichello (Stewart-Ford). Ce jour-là, Ralf Schumacher (Williams-Supertec) n’avait terminé que quatrième. Michael, lui, blessé dans sa chair quelques semaines plus tôt à Silverstone, était absent. L’exception confirmait la règle. Depuis plus de trois saisons, l’Allemagne règne en maître sur les circuits de F1, occupe toujours au moins une place dans les trois premiers, soit avec ses pilotes, soit avec ses constructeurs motoristes Mercedes et BMW. Heureux public allemand qui n’a que l’embarras du choix pour fêter des succès. Quinze jours après la victoire de la «Schumacher connection» au Canada, la lutte fratricide enlevée par le cadet Ralf (Williams-BMW) devant Michael (Ferrari), le Nurburgring s’apprête à vivre une nouvelle étape de la suprématie germanique. À Mercedes de jouer Plus que Ralf Schumacher ou Juan Pablo Montoya, Williams-BMW ne trouvant pas dans le tracé allemand le même terrain favorable qu’à Montréal, la victoire devrait opposer l’éternel Michael Schumacher (Ferrari) aux McLaren-Mercedes de David Coulthard et Mika Hakkinen. Si le triple champion du monde avoue que le Nurburgring sied à merveille à sa Ferrari, il en est de même pour les McLaren dont le châssis avale avec aisance les exigences particulières du tracé. À Mercedes de jouer, de faire le reste. Hier, les monoplaces anglo-allemandes ont affiché une totale suprématie lors des essais libres. Hakkinen et Coulthard doivent maintenant confirmer. La firme à l’étoile, vexée par les nombreux revers techniques du début de saison, ne peut se permettre un faux pas sur son terrain. Tout panache de fumée, tout abandon passerait pour une «colossale» gifle. Et ruinerait un peu plus les chances de l’équipe et de David Coulthard dans l’objectif de contester le titre mondial à Ferrari et Michael Schumacher. L’Allemand de la Scuderia, Mercedes et BMW, il y aura encore Heinz-Harald Frentzen (Jordan-Honda) et Nick Heidfeld (Sauber) pour récolter des points. Même si ces derniers sortent, après leurs chocs violents à Montréal, d’une inactivité passagère. « Toujours l’Allemagne » Face à cette forte coalition allemande, la concurrence éprouvera sans doute bien du mal à tirer son épingle du jeu. Rubens Barrichello (Ferrari), Jacques Villeneuve et Olivier Panis (BAR-Honda), Jarno Trulli (Jordan-Honda) et le jeune Kimi Raikkonen (Sauber) ne désespèrent pas toutefois de venir troubler l’ordre germanique. «Je ne connais pas le Nurburgring mais je ne connaissais pas Montréal non plus. Alors je suis certain que l’apprentissage du tracé ne posera aucun problème et j’espère bien marquer encore ici», disait le Finlandais. L’ambition reste plus limitée pour Eddie Irvine (Jaguar) et Jean Alesi (Prost). Bien que ce dernier, galvanisé par les accessits décrochés à Monaco et Montréal, se mette à rêver de poursuivre une moisson de points ô combien importante pour le moral et pour l’opération survie de l’équipe française. Depuis quelques années, la formule hier appliquée au football est maintenant valable en F1. «C’est facile. Ce sont vingt-deux voitures et vingt-deux pilotes. Et c’est presque toujours l’Allemagne qui gagne...».
Le Grand Prix d’Europe, neuvième épreuve du championnat du monde de Formule 1 automobile, pourrait bien consacrer une victoire allemande, ou tout du moins un podium à forte coloration germanique, cette fin de semaine au Nurburgring. C’est devenu une habitude depuis le début de la saison 1998, les drapeaux «noir, rouge, jaune» flottent régulièrement sur les podiums à l’arrivée des courses. Sauf une fois, le 26 septembre 1999 et justement au Grand Prix d’Europe au Nurburgring. Johnny Herbert (Stewart-Ford) s’était imposé devant Jarno Trulli (Prost-Peugeot) et Rubens Barrichello (Stewart-Ford). Ce jour-là, Ralf Schumacher (Williams-Supertec) n’avait terminé que quatrième. Michael, lui, blessé dans sa chair quelques semaines plus tôt à Silverstone, était absent. L’exception confirmait la règle. Depuis plus...