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Actualités - Chronologies

José Bové multiplie les protestations dans les territoires occupés

Le leader de la Confédération paysanne, José Bové, accompagné d’une délégation du Mouvement social français, manifeste depuis samedi en Israël et dans les territoires occupés pour dénoncer «la situation insupportable» dont sont victimes, selon lui, les Palestiniens. «On est partis avec une délégation de représentants de la société civile. Notre objectif est de mettre en place une force d’interposition civile pour témoigner de la violation par Israël des traités internationaux, des droits de l’homme», a déclaré José Bové dans un entretien téléphonique accordé mardi depuis Gaza. Il a exhorté la France, l’Union européenne, mais aussi les Nations unies à prendre des mesures de rétorsion contre l’État hébreu. «Nous demandons à la France et à l’Europe de prendre des sanctions contre Israël pour faire respecter les lois», a-t-il dit, militant pour la création d’une «force d’interposition civile internationale» en l’absence de force d’interposition armée. La délégation de José Bové, qui comprend une dizaine de personnes, est composée notamment de responsables des associations Droits Devant, Droit au logement, du Mouvement de l’immigration et des banlieues et du Collectif judéo-arabe, ainsi que du Syndicat de la magistrature. Depuis leur arrivée samedi en Israël, les manifestants ont multiplié les actions, protestant dimanche devant le ministère israélien de l’Intérieur, a rapporté José Bové. Lundi, ils ont forcé un check-point de l’armée israélienne à Bethléem. Un peu plus tard, à quelques kilomètres de Ramallah, en Cisjordanie, après une échauffourée avec des militaires, des colons ont «caillassé» leur bus et brisé les vitres. « Dénoncer les injustices » «On a été attaqués par une quarantaine de colons armés de fusils, de mitraillettes et de pistolets qui nous ont insultés, brisé les vitres. C’était très chaud. On a eu peur», a déclaré mardi Jean-Claude Amara, secrétaire général du mouvement Droits Devant. «On est en train de transformer ce pays en situation d’apartheid», a lancé, de son côté, José Bové, qui a comparé la situation des Palestiniens à celle des Bantous d’Afrique du Sud. «Il y a une volonté d’élimination de la population palestinienne, a-t-il ajouté, c’est pour cela que nous demandons que l’Europe fasse respecter les lois». José Bové, plus connu pour ses actions contre la malbouffe et la mondialisation, a expliqué qu’il s’agissait du «même combat». «Pour nous, il s’agit de dénoncer les injustices», a-t-il dit, assurant que l’objectif des manifestants n’était pas «d’aller au-devant des incidents, mais de s’interposer face à l’injustice». Jean-Claude Amara a, pour sa part, indiqué que cette action était d’un genre nouveau, qualifiant la délégation de «pionnière». «On va s’autoproclamer force de protection civile internationale, afin de peser sur les gouvernements, l’Onu pour qu’ils fassent leur boulot», a-t-il dit, annonçant des actions à Paris et Bruxelles dès la semaine prochaine. «C’est à la société civile qu’appartient de redéclencher un mouvement de soutien au peuple palestinien afin de faire respecter les traités internationaux», a-t-il ajouté.
Le leader de la Confédération paysanne, José Bové, accompagné d’une délégation du Mouvement social français, manifeste depuis samedi en Israël et dans les territoires occupés pour dénoncer «la situation insupportable» dont sont victimes, selon lui, les Palestiniens. «On est partis avec une délégation de représentants de la société civile. Notre objectif est de mettre en place une force d’interposition civile pour témoigner de la violation par Israël des traités internationaux, des droits de l’homme», a déclaré José Bové dans un entretien téléphonique accordé mardi depuis Gaza. Il a exhorté la France, l’Union européenne, mais aussi les Nations unies à prendre des mesures de rétorsion contre l’État hébreu. «Nous demandons à la France et à l’Europe de prendre des sanctions contre Israël...