Un hat-trick, dont un coup de patte génial, du Brésilien Rivaldo a sauvé in extremis la saison du FC Barcelone et éliminé Valence de la Ligue des champions, dont il fut le finaliste malheureux des deux dernières éditions. Camp Nou, dimanche soir, 89e minute de jeu d’un match où le Barça est condamné à battre Valence pour arracher une place dans la prochaine Ligue des champions. Par deux fois, Rivaldo a déjà battu Canizares et donné l’avantage aux Azulgranas. Par deux fois, Valence est revenu au score sur deux coups de tête de son international Ruben Baraja. Dos au but à l’extérieur de la surface, Rivaldo reçoit de Frank de Boer un ballon qu’il amortit de la poitrine, avant de s’envoler pour un retourné acrobatique: le ballon file le long du poteau gauche de Canizares, battu une troisième fois par le ballon d’or 1999. Avec cette victoire – quatre jours après une piteuse défaite en finale de la Coupe de Catalogne contre Balaguer, club de 4e division –, le Barça termine le championnat en 4e position, la dernière qualificative pour la Ligue des champions (en passant par le tour préliminaire), derrière le Real Madrid, le Deportivo La Corogne et l’inattendu Majorque. Et en prime, Rivaldo, 29 ans, qui n’a pas encore renouvelé un contrat qui expire l’an prochain, est à un cheveu de remporter le titre de meilleur buteur de la Liga. Malgré son coup du chapeau, il est devancé d’un but au classement du «pichichi» par le Madrilène Raul, qui n’a pas oublié de marquer à deux reprises dimanche soir. Qualification indispensable Pour le Barça, cette qualification était moralement et surtout financièrement indispensable : le manque à gagner en cas d’absence de la Ligue des champions est d’un minimum de 2 milliards de pesetas, rappelait hier le quotidien sportif espagnol Marca. Après deux saisons sans atteindre les phases finales de la Ligue des champions et des éliminations sans gloire de la coupe de l’Uefa, le Barça avait semblé cette année ne pas se remettre du départ de sa star portugaise Figo, parti au Real Madrid. Les Catalans devront maintenant se préparer au départ de leur milieu de terrain Josep «Pep» Guardiola, 30 ans, dont onze au Barça, annoncé la saison prochaine sous des cieux britanniques ou italiens. Le but en or de Rivaldo a sans doute également tourné une page de l’histoire de Valence : après deux finales consécutives de la Ligue des champions, perdues contre le Real Madrid en 2000 et le Bayern Munich cette saison, le FC Valence devra se contenter de jouer la coupe de l’Uefa. Rivaldo a également gâché les adieux d’Hector Cuper, l’entraîneur argentin qui en deux saisons a conduit Valence à ses plus belles heures de gloire et a décidé d’émigrer la saison prochaine à l’Inter de Milan. Pire encore pour le club valencien qui était resté aux avant-postes de la Liga toute la saison : aux adieux à la Ligue des champions et à Hector Cuper pourrait s’ajouter le départ de son maître à jouer, Gaizka Mendieta, 27 ans, très courtisé par plusieurs clubs européens.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Un hat-trick, dont un coup de patte génial, du Brésilien Rivaldo a sauvé in extremis la saison du FC Barcelone et éliminé Valence de la Ligue des champions, dont il fut le finaliste malheureux des deux dernières éditions. Camp Nou, dimanche soir, 89e minute de jeu d’un match où le Barça est condamné à battre Valence pour arracher une place dans la prochaine Ligue des champions. Par deux fois, Rivaldo a déjà battu Canizares et donné l’avantage aux Azulgranas. Par deux fois, Valence est revenu au score sur deux coups de tête de son international Ruben Baraja. Dos au but à l’extérieur de la surface, Rivaldo reçoit de Frank de Boer un ballon qu’il amortit de la poitrine, avant de s’envoler pour un retourné acrobatique: le ballon file le long du poteau gauche de Canizares, battu une troisième fois par le ballon...