Bouteflika « dépassé », - critique la presse française
le 16 juin 2001 à 00h00
Au lendemain des émeutes d’Alger, la presse française met en relief l’impuissance du président Abdelaziz Bouteflika à juguler la révolte partie de Kabylie et évoque un Bouteflika «dépassé» ou «dans l’impasse». France Soir (populaire) écrit : «Abdelaziz Bouteflika est dans l’impasse. Le président algérien traverse une des périodes les plus difficiles depuis son élection. Sa popularité a chuté considérablement dans tout le pays, ravagé par le chômage et la corruption (...). En conflit ouvert avec des généraux décideurs qui l’ont placé, principalement le général Mohammed Médienne dit “Toufik”, le chef des services de renseignements, le président Bouteflika risque à tout moment d’être limogé. À Alger, on affirme que son départ est une question de jours». Le Figaro (conservateur) affirme : «Aujourd’hui, Abdelaziz Bouteflika est dépassé par une contestation qu’il n’a su ni prévenir, ni contenir, ni gérer, ni satisfaire. Réduit à voyager à l’étranger et à donner, à bon compte, des leçons de morale à la France, le chef de l’État a ainsi rapidement perdu tout crédit : il n’est pas parvenu à endiguer le chômage et la corruption et il n’offre à la jeunesse qu’un avenir qui ressemble au passé». Libération (gauche) écrit : «La révolte kabyle, qui gronde depuis le mois d’avril, est-elle en train de virer à la révolte algérienne ? On ne peut pas l’exclure, mais on ne peut pas encore l’affirmer catégoriquement (...). Une telle transmutation constitue en tout cas la grande crainte de la poignée de généraux qui, mal cachés derrière le président Abdelaziz Bouteflika, exercent l’essentiel du pouvoir et profitent de l’essentiel de la “rente” pétrolière. D’où les soupçons que l’on est en droit de nourrir sur l’origine des violences qui ont éclaté dans la capitale algérienne». Pour L’Humanité (communiste), les jeunes Algériens «ne supportent pas ce qu’ils appellent la “hogra” (le mépris) de ces autorités qui se désintéressent de leur sort, de ces hommes de clan proches du pouvoir, anciens apparatchiks du FLN ou proches de l’ex-FIS (Front islamique du salut) réconciliés dans l’affairisme. Comment supporter ce sentiment d’abandon et l’arrogance de cette caste de privilégiés quand le pays affiche des excédents commerciaux et des recettes pétrolières record ?».
Au lendemain des émeutes d’Alger, la presse française met en relief l’impuissance du président Abdelaziz Bouteflika à juguler la révolte partie de Kabylie et évoque un Bouteflika «dépassé» ou «dans l’impasse». France Soir (populaire) écrit : «Abdelaziz Bouteflika est dans l’impasse. Le président algérien traverse une des périodes les plus difficiles depuis son élection. Sa popularité a chuté considérablement dans tout le pays, ravagé par le chômage et la corruption (...). En conflit ouvert avec des généraux décideurs qui l’ont placé, principalement le général Mohammed Médienne dit “Toufik”, le chef des services de renseignements, le président Bouteflika risque à tout moment d’être limogé. À Alger, on affirme que son départ est une question de jours». Le Figaro (conservateur) affirme :...
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