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Actualités - Chronologies

La police suédoise fortement mobilisée

La police suédoise a multiplié les mesures préventives pour éviter tout débordement hier à l’occasion de la visite à Göteborg du président américain George W. Bush, dont la politique suscite la colère en particulier des écologistes. Entre 1 000 et 1 500 policiers antiémeutes ont été mobilisés pour encadrer les quelque 20 000 manifestants attendus jusqu’à samedi dans la deuxième ville de Suède (780 000 habitants) pour se faire entendre du président américain George W. Bush et des chefs d’État et de gouvernement européens. Quelque 5 000 personnes ont manifesté jeudi matin à l’appel des moudjahidine du peuple, l’opposition iranienne en exil. La manifestation s’est dispersée sans incident avant l’arrivée du président Bush, en fin de matinée. «Nous contrôlons parfaitement la situation. Les premières manifestations ont eu lieu dans le calme et nous attendons celles de l’après-midi. Il ne devrait pas non plus y avoir de problème», a déclaré Bengt Staaf, porte-parole de la police de Göteborg. Un imposant périmètre de sécurité fait de grilles d’acier et de blocs de ciment a été déployé autour du parc des expositions de Göteborg, où se sont tenus hier le sommet UE-USA puis la réunion du Conseil européen, aujourd’hui et demain, et autour des hôtels où doivent résider les délégations. Les principales artères de la ville et la route de l’aéroport ont été fermées à la circulation plusieurs heures avant l’arrivée du président américain en provenance de Bruxelles. La présence policière s’était fortement renforcée dans les rues de la ville hier matin même si, conformément à l’accord passé avec les organisateurs des marches de protestation, les policiers n’avaient pas revêtu leur tenue antiémeutes, perçue comme une provocation par les manifestants. «Il s’agit de l’une des plus importantes opérations de police dans l’histoire de la Suède avec l’organisation du championnat d’Europe de football en 1992», selon Bengt Staaf. Quatre jeunes activistes norvégiens vont être expulsés vers la Norvège pour être entrés dans un appartement du centre-ville par effraction. Des «cagoules de braquage», selon un communiqué de la police, et du matériel devant servir lors de manifestations ont été saisis. Les jeunes gens ont été brièvement interrogés avant d’être remis à la police des frontières qui devait les reconduire en Norvège hier ou aujourd’hui. Plusieurs associations ont dénoncé le traitement réservé à des manifestants danois retenus plusieurs heures à la frontière par les douanes suédoises qui ont relevé leurs identités et les ont filmés. Mardi, cinq Danois avaient été arrêtés en possession de matériel explosif et d’une sorte de lance-grenade destiné à projeter des bombes incendiaires. Ils ont été inculpés de tentative aggravée de sabotage et de tentative de coups et blessures. Selon des informations parues mercredi dans la presse, une journaliste titulaire d’une accréditation au sommet figurait parmi les cinq Danois. La police et le procureur chargé du dossier ont décliné tout commentaire. Le comité «Bush n’est pas le bienvenu», qui rassemble une quarantaine d’associations, avait appelé à défiler hier à partir de 17h30 heure locale (15h30 GMT) pour dénoncer l’impérialisme américain. Un peu plus tôt dans la journée, la secte Falungong devait remettre une lettre de protestation au consulat général de Chine à Göteborg.
La police suédoise a multiplié les mesures préventives pour éviter tout débordement hier à l’occasion de la visite à Göteborg du président américain George W. Bush, dont la politique suscite la colère en particulier des écologistes. Entre 1 000 et 1 500 policiers antiémeutes ont été mobilisés pour encadrer les quelque 20 000 manifestants attendus jusqu’à samedi dans la deuxième ville de Suède (780 000 habitants) pour se faire entendre du président américain George W. Bush et des chefs d’État et de gouvernement européens. Quelque 5 000 personnes ont manifesté jeudi matin à l’appel des moudjahidine du peuple, l’opposition iranienne en exil. La manifestation s’est dispersée sans incident avant l’arrivée du président Bush, en fin de matinée. «Nous contrôlons parfaitement la situation. Les...