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Actualités - Chronologies

Fisher, disciple de Jackson

Derek Fischer est sûrement, avec Jumaine Jones, l’ailier fort des Sixers, l’un des joueurs les plus méconnus des deux cinq majeurs de Los Angeles et Philadelphie engagés depuis une semaine dans la finale NBA. Fisher, le meneur des Californiens, tient bien sa place depuis le début de la phase finale malgré un «trou» lors du match 1 aussitôt bouché par l’anonyme Tyrone Lue. Néanmoins, ses statistiques plaident en sa faveur : crédité d’une moyenne de 6,5 points par match seulement lors de la saison 1999-2000, le guard des Lakers tournait cette année à plus de 15 points et 3 passes décisives en play-off, avant le rendez-vous suprême, son championnat régulier ayant été bouclé à hauteur de 11,5 points et 4,4 passes. Sorti de l’Arkansas, ce garçon de 26 ans, présent dans la ligue depuis cinq ans, et qui a relégué sur le banc le vétéran Ron Harper, s’est notamment illustré par sa réussite à trois points. En rentrant pas moins de 15 paniers primés (sur 20 tentatives) lors de la finale de Conférence expédiée en 4 manches aux dépens des San Antonio Spurs, Fisher a même battu un record NBA en la matière. Servi par un temps de jeu il est vrai en nette progression, le porteur de la tunique violette et or frappée du numéro deux évolue visiblement en totale confiance cette saison. Premier exécutant, vu son poste de jeu, des schémas tactiques imposés par Maître Jackson, le discret partenaire de Shaquille O’Neal et Kobe Bryant, il voue un véritable culte à son coach. Pour permettre à ce dernier de décrocher sa... dixième bague de champion (après les deux obtenues en qualité de joueur puis les sept gagnées comme entraîneur à Chicago et Los Angeles), Fischer a d’ailleurs promis de «mourir sur le terrain, s’il le faut». «Avec lui (Phil Jackson), rien n’est laissé au hasard, pas une minute n’est gaspillée», se félicite Fisher. Hommage au coach «Il n’y a pas une seule séance de travail, pas une heure, au cours de laquelle le coach n’essaie pas de nous rendre meilleurs à travers le groupe. Car, pour lui, l’équipe passe avant tout. Ne cherchez pas ailleurs pourquoi les Lakers sont devenus aussi disciplinés». De la réelle motivation du meneur des Lakers, et de l’issue de son duel avec Aaron McKie, le meilleur sixième homme de la ligue devenu lui aussi titulaire aux Sixers après la blessure de Snow pourrait donc dépendre en grande partie le résultat de cette finale. Peut-être autant que de l’impact qu’auront eu O’Neal, Bryant et Iverson. Robert Horry n’a également pas souvent eu l’occasion de faire les gros titres, même si l’ailier remplaçant des Lakers porte aux doigts... Trois bagues de champion NBA. Après un transfert avorté de justesse, les deux premières ont été acquises sous le maillot des Houston Rockets, en 1995 et 1996, la dernière datant de la saison passée puisque cet homme de 30 ans, entré dans la ligue il y a neuf saisons, a rejoint les tenants du titre en 1999. Connu pour son instabilité chronique, Horry, qui a pris la mauvaise habitude de choisir ses matches, n’avait guère fracassé les défenses adverses tout au long de ce championnat entamé pianissimo par les Lakers avant de terminer en boulet de canon. Avec seulement 30 % de «réussite» aux tirs et un moins de 50 % aux lancers-francs que O’Neal n’aurait pas reniés, ses stats cumulées lors des trois premiers tours du play-off commençaient à sérieusement irriter Phil Jackson. Jusqu’au troisième match de la finale, le second à Philadelphie enlevé 96-91 sur le parquet des Sixers et peut-être décisif pour l’issue de la série car il a permis à Los Angeles de récupérer l’avantage du terrain. La doublure des Lakers a ramené 15 points à l’issue de cette partie et inscrit notamment quatre lancers cruciaux dans la dernière minute. Montrant ainsi «qu’il peut défendre mais également rentrer des tirs stratégiques», s’est félicité son coach, bien décidé à continuer d’utiliser ce pion imprévisible dans le dernier quart-temps, là où seuls les joueurs à sang-froid donnent le meilleur d’eux-mêmes.
Derek Fischer est sûrement, avec Jumaine Jones, l’ailier fort des Sixers, l’un des joueurs les plus méconnus des deux cinq majeurs de Los Angeles et Philadelphie engagés depuis une semaine dans la finale NBA. Fisher, le meneur des Californiens, tient bien sa place depuis le début de la phase finale malgré un «trou» lors du match 1 aussitôt bouché par l’anonyme Tyrone Lue. Néanmoins, ses statistiques plaident en sa faveur : crédité d’une moyenne de 6,5 points par match seulement lors de la saison 1999-2000, le guard des Lakers tournait cette année à plus de 15 points et 3 passes décisives en play-off, avant le rendez-vous suprême, son championnat régulier ayant été bouclé à hauteur de 11,5 points et 4,4 passes. Sorti de l’Arkansas, ce garçon de 26 ans, présent dans la ligue depuis cinq ans, et qui a...