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Actualités - Chronologies

Analystes et banques d’affaires US se donnent un code de bonne conduite

Les analystes financiers et les banques d’affaires américains se sont engagés sur un code de bonne conduite pour redorer leur image et tenter de donner aux petits porteurs les mêmes informations et au même moment qu’aux grands investisseurs. Une telle mesure a été prise face au scepticisme croissant des investisseurs échaudés par l’explosion de la bulle spéculative des entreprises technologiques. Ce sont surtout les petits porteurs qui reprochent aux spécialistes d’avoir continué à recommander ces valeurs tout au long de l’année dernière pendant que le Nasdaq, la Bourse électronique où elles sont cotées, continuait à piquer du nez. L’Association des sociétés de Bourse (SIA), qui gère directement ou indirectement les portefeuilles de 80 millions d’investisseurs aux États-Unis et à l’étranger, a poussé à un peu plus de déontologie des analystes financiers. «Notre objectif principal est de maintenir la confiance du public dans les marchés de capitaux et notre secteur», a indiqué Mark Sutton, le président de la SIA. L’adoption volontaire de ce code de bonne conduite intervient au moment où le Congrès américain mène des auditions sur la transparence dans l’analyse financière, les conseils boursiers, mais surtout sur les conflits d’intérêt des analystes financiers. Le code de conduite couvre les commissions des analystes financiers, leur déontologie par rapport à un portefeuille boursier, leurs relations avec les banques d’affaires et la transparence. Il établit en particulier qu’ils ne doivent pas effectuer pour leur compte des transactions boursières qui vont à l’encontre de leurs recommandations aux clients et qu’ils doivent rendre publiques les actions qu’ils détiennent dans les entreprises qu’ils suivent. Un analyste boursier suit en moyenne une douzaine de sociétés, ce qui lui laisse le temps de bien étudier leurs rapports financiers et effectuer les recherches nécessaires afin de pouvoir donner un avis d’expert, indique la SIA. Le code encourage ces analystes à conseiller aux investisseurs quand il est souhaitable d’acheter ou de vendre un titre. Il établit en outre que leur rémunération ne doit pas être directement liée aux transactions effectuées par leurs clients. Le code a été mis au point par un comité de responsables des grandes sociétés de Bourse et banques d’affaires et a été souscrit par les 14 plus grandes maisons de courtage américaines, dont Merrill Lynch, Bear Stearns, Goldman Sachs et Prudential Securities. Pour l’anecdote, il a été également endossé par Robertson Stephens, une division de la banque FleetBoston, qui vient de demander la démission de son PDG, Robert Emery, pour fraude. Ce dernier et quelques-uns de ses associés se seraient mis dans la poche 70 millions de dollars de plus que ce qui était prévu dans les accords avec FleetBoston, selon le Wall Street Journal mercredi. La rémunération de Robert Emery l’an dernier aurait ainsi été de 35 millions de dollars, soit 18 millions de plus que celle de son patron, le PDG de FleetBoston.
Les analystes financiers et les banques d’affaires américains se sont engagés sur un code de bonne conduite pour redorer leur image et tenter de donner aux petits porteurs les mêmes informations et au même moment qu’aux grands investisseurs. Une telle mesure a été prise face au scepticisme croissant des investisseurs échaudés par l’explosion de la bulle spéculative des entreprises technologiques. Ce sont surtout les petits porteurs qui reprochent aux spécialistes d’avoir continué à recommander ces valeurs tout au long de l’année dernière pendant que le Nasdaq, la Bourse électronique où elles sont cotées, continuait à piquer du nez. L’Association des sociétés de Bourse (SIA), qui gère directement ou indirectement les portefeuilles de 80 millions d’investisseurs aux États-Unis et à l’étranger, a...