Un juge d’instruction entend relancer l’affaire de la mort de la princesse Diana, en août 1997 à Paris, en engageant de nouvelles poursuites pour «atteinte à l’intimité de la vie privée» contre des photographes qui suivaient la voiture de la jeune femme le soir de l’accident. Après la mise en examen le 21 mai de Jacques Langevin, qui travaillait pour l’agence Sygma, le juge d’instruction Muriel Josié a convoqué pour le 18 juin Christian Martinez (de l’agence Angeli), Laszlo Veres et Serge Benhamou (indépendants) afin de leur notifier également des poursuites. Les autres photographes qui suivaient en 1997 la voiture de Diana – Nicolas Arsov (Sipa), Serge Arnal (Stills), Romuald Rat (Gamma), David Odekerken et Fabrice Chassery (indépendants) ainsi que le motard Stéphane Darmon – devraient aussi être prochainement convoqués. Ces dix personnes avaient été mises en examen en septembre 1997 pour «homicides et blessures involontaires» et «non-assistance à personnes en danger» après l’accident de voiture qui avait coûté la vie à la princesse Diana, à son amant Dodi Fayed et au chauffeur Henri Paul, dans la nuit du 30 au 31 août 1997 à Paris, sous le tunnel de l’Alma. Les juges d’instruction Hervé Stéphan et Marie-Christine Devidal les avaient blanchis de ces charges en septembre 1999, considérant que l’accident était dû à l’état d’ébriété d’Henri Paul (1,7 gramme d’alcool par litre de sang) et à la vitesse. Cette décision avait été confirmée le 31 octobre 2000 par la Chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris. Mohamed Fayed, père de Dodi, a tout fait pour relancer sa plainte pour «atteinte à l’intimité de la vie privée» qui avait été jointe au dossier dès 1997 mais n’avait pas été véritablement instruite. Ses avocats ont obtenu en 2000 que Marie-Christine Devidal soit déchargée de cette partie de l’affaire, qui a été confiée à Muriel Josié. Cette dernière fonde les nouvelles poursuites sur les photos prises avant et après l’accident par les photographes et qui figurent au dossier judiciaire. Ces clichés, qui montrent le couple Dodi-Diana dans la voiture avant l’accident, le corps de la princesse mais aussi les secours tentant de ranimer Dodi sous le tunnel de l’Alma, n’ont jamais été publiés dans la presse. Le juge s’appuie sur une jurisprudence établie à la suite d’une plainte du chanteur français Michel Sardou, qui a amené la justice à déclarer que l’intérieur d’une voiture circulant sur la voie publique devait être déclaré comme un lieu privé, et donc fermé aux photographes. Les avocats des photographes contestent cette analyse. Ils soulignent que la princesse était une personnalité publique, que les photos n’ont jamais été publiées et estiment que les seules personnes qui seraient juridiquement habilitées à se plaindre éventuellement d’une «atteinte à la vie privée» sont les défunts.
Un juge d’instruction entend relancer l’affaire de la mort de la princesse Diana, en août 1997 à Paris, en engageant de nouvelles poursuites pour «atteinte à l’intimité de la vie privée» contre des photographes qui suivaient la voiture de la jeune femme le soir de l’accident. Après la mise en examen le 21 mai de Jacques Langevin, qui travaillait pour l’agence Sygma, le juge d’instruction Muriel Josié a convoqué pour le 18 juin Christian Martinez (de l’agence Angeli), Laszlo Veres et Serge Benhamou (indépendants) afin de leur notifier également des poursuites. Les autres photographes qui suivaient en 1997 la voiture de Diana – Nicolas Arsov (Sipa), Serge Arnal (Stills), Romuald Rat (Gamma), David Odekerken et Fabrice Chassery (indépendants) ainsi que le motard Stéphane Darmon – devraient aussi être...
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