Reprise du dialogue Washington-Pyongyang : Séoul soulagé
le 08 juin 2001 à 00h00
La décision américaine de reprendre les négociations avec la Corée du Nord constitue un soulagement pour le président sud-coréen Kim Dae-Jung, dont la politique de normalisation avec son voisin du nord communiste était mise à mal depuis l’arrivée au pouvoir de George W. Bush. La décision américaine a été saluée par Séoul, qui souhaite qu’elle débouche sur une paix dans la région conforme avec les objectifs de la politique de rapprochement avec le Nord menée par le président sud-coréen. «Nous comptons sur le Nord pour qu’il vienne dialoguer sincèrement avec les États-Unis afin de parvenir à des progrès notamment dans les pourparlers», a souligné une déclaration de Park Joon-Young, porte-parole de la présidence. Cette déclaration souligne que la nouvelle politique américaine à l’égard du Nord «repose sur des consultations étroites entre Séoul et Washington et en particulier le récent sommet américano-sud-coréen». Reste que, en dépit de la déclaration faite par le président George W. Bush, les experts soulignent que l’horizon n’est pas encore complètement dégagé pour la politique de conciliation du président Kim Dae-jung lui ayant valu le prix Nobel de la paix l’an dernier. En arrivant à la Maison-Blanche en janvier, le président Bush avait décidé de geler le dialogue avec Pyongyang. En outre, la menace militaire que représente la Corée du Nord avec d’autres États «voyous» (rogue states) avait été utilisée par son Administration comme l’un des arguments justifiant la mise en œuvre du bouclier antimissile (NMD). L’adoption de cette ligne dure par Washington avait hérissé le poil du chef stalinien de la Corée du Nord Kim Jong-il qui, en retour, avait suspendu les contacts avec son voisin du sud, noués à l’occasion du sommet intercoréen de juin 2000 à Pyongyang. Ces temps derniers, alors que le premier anniversaire de la déclaration historique des deux leaders coréens approchait, les tentatives du président Kim Dae-jung de ramener à la table des négociations Washington et Pyongyang semblaient sonner de plus en plus creux. Peu avant que M. Bush fasse sa déclaration, le Président Kim Dae-jung a renouvelé dans un discours prononcé à Séoul son appel à Kim Jong-il pour que ce dernier fixe une date à son voyage retour au sud. En tout cas, un responsable de la présidence sud-coréenne a déclaré à l’agence Yonhap que la dernière décision américaine est entièrement conforme à la position du président Kim Dae-jung qui souhaite une amélioration des relations entre Washington et Pyongyang. Reste qu’on ignore encore si le nouveau dialogue pourra s’engager sans conditions. La Corée du Nord a déjà prévenu cette semaine qu’elle n’accepterait aucune clause préalable. Le président Bush a souligné que les discussions porteront sur «l’amélioration de la mise en œuvre de l’accord sur les activités nucléaires de Pyongyang, des mesures vérifiables sur son programme de missiles, l’interdiction de ses exportations de missiles et sur une attitude moins menaçante de ses forces conventionnelles». Au cas où les pourparlers aboutiraient à des progrès réels, les États-Unis seraient prêts à assouplir leurs sanctions contre Pyongyang, a précisé le président Bush. Quelque 37 000 militaires américains sont toujours cantonnés en Corée du Sud afin de garantir ce pays contre une attaque du Nord analogue à celle qui avait conduit au déclenchement de la guerre de Corée en 1950 terminée en 1953 sur un simple armistice.
La décision américaine de reprendre les négociations avec la Corée du Nord constitue un soulagement pour le président sud-coréen Kim Dae-Jung, dont la politique de normalisation avec son voisin du nord communiste était mise à mal depuis l’arrivée au pouvoir de George W. Bush. La décision américaine a été saluée par Séoul, qui souhaite qu’elle débouche sur une paix dans la région conforme avec les objectifs de la politique de rapprochement avec le Nord menée par le président sud-coréen. «Nous comptons sur le Nord pour qu’il vienne dialoguer sincèrement avec les États-Unis afin de parvenir à des progrès notamment dans les pourparlers», a souligné une déclaration de Park Joon-Young, porte-parole de la présidence. Cette déclaration souligne que la nouvelle politique américaine à l’égard du Nord...
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