L’Espagne proche de la phase finale - sans avoir convaincu
le 08 juin 2001 à 00h00
L’Espagne, première du groupe 7 des éliminatoires zone Europe, se rapproche à grands pas de la qualification pour le Mondial 2002 de football mais son match nul (1-1) mercredi en Israël a révélé une sélection curieusement incapable de recueillir les fruits de sa supériorité évidente. Quatre jours après avoir écrasé la Bosnie (4-1) à domicile, l’Espagne, qui n’a plus connu la défaite en éliminatoires de Coupe du monde depuis 1993, a concédé le nul aux Israéliens alors qu’elle était largement en mesure de l’emporter, selon la presse espagnole d’hier. Les hommes de José Antonio Camacho ont outrageusement dominé la rencontre, grâce notamment au dynamisme intarissable de Raul et à l’habileté du gardien Canizares. Mais leur jeu bien trop prévisible les a longtemps empêchés de se reprendre en main après le but inscrit dès la 4e minute par l’Israélien Revivo d’une superbe tête plongeante. «Israël s’est révélé être une équipe si faible que l’Espagne aurait pu gagner seulement avec un peu plus de hardiesse et de rapidité. Mais Camacho s’est contenté d’un maigre butin. Cette timidité est impropre d’une sélection du niveau de l’Espagne», critiquait jeudi le quotidien sportif As, qui estimait cependant que si «la sélection n’a pas bien joué, elle surmonte les traumatismes. Elle est vivante». Une génération qui meurt Le quotidien Marca, qui qualifiait hier l’Espagne de «mur des lamentations», attribuait pour sa part la sensation de malaise laissée par le match en Israël au vieillissement de la sélection. «Israël est la lamentation d’une génération qui meurt. Celle de Sergi, Nadal, Luis Enrique et surtout Guardiola, pour qui c’était peut-être le dernier match en sélection», jugeait l’éditorialiste Julian Ruiz. Fatigue saisonnière, absence de style propre ou problème de transition entre deux générations ? Toujours est-il qu’après l’euphorie qui avait précédé la phase finale de l’Euro 2000, l’Espagne ne cesse de décevoir depuis son élimination de cette compétition en quarts de finale par la France (2-1) et peine à retrouver une dynamique de victoire. L’Espagne fera un grand pas vers la qualification pour la Coupe du monde 2002 si elle l’emporte le 1er septembre à Valence face à l’Autriche, 2e du groupe 7 avec trois points de retard et un match en moins par rapport à l’Espagne. Il ne resterait aux Espagnols qu’à effectuer un match facile face au Liechtenstein.
L’Espagne, première du groupe 7 des éliminatoires zone Europe, se rapproche à grands pas de la qualification pour le Mondial 2002 de football mais son match nul (1-1) mercredi en Israël a révélé une sélection curieusement incapable de recueillir les fruits de sa supériorité évidente. Quatre jours après avoir écrasé la Bosnie (4-1) à domicile, l’Espagne, qui n’a plus connu la défaite en éliminatoires de Coupe du monde depuis 1993, a concédé le nul aux Israéliens alors qu’elle était largement en mesure de l’emporter, selon la presse espagnole d’hier. Les hommes de José Antonio Camacho ont outrageusement dominé la rencontre, grâce notamment au dynamisme intarissable de Raul et à l’habileté du gardien Canizares. Mais leur jeu bien trop prévisible les a longtemps empêchés de se reprendre en main...
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