La LAU présente une grande exposition réunissant les travaux de ses étudiants en art et sciences, en art et communication, et en beaux-arts. En tout, plus de 200 peintures, sculptures, dessins, céramiques et gravures. Jusqu’au 10 juin, de 10h à 18h, sur le campus de l’université (Koraytem), hall Cheikh Zayed. C’est dans de tels endroits qu’on devrait aller à la chasse aux jeunes talents, car on fait d’étonnantes découvertes parmi les œuvres des étudiants, qui témoignent souvent, déjà, d’une maturité certaine. Créativité, originalité, audace et savoir-faire, on trouve tout cela au hall Cheikh Zayed, et aussi, bien sûr, des choses plus classiques ou moins bonnes. Jeux de formes et de mouvements au coin céramique qui présente des objets fonctionnels ou simplement décoratifs. Les mariages texture/couleur sont, la plupart du temps, heureux. Sur des pièces rectangulaires, Michel Lahoud détache, en relief, un personnage africain tapant sur son tam-tam, ou un ange. Il ose des couleurs fortes comme le noir ou l’orange. Abir Jamal a imaginé une partition musicale, avec cordes en métal et notes colorées, en relief. Quant à Imane Suleiman, elle donne à voir une série de petits vases à la couleur rouge-orange intéressante. Côté sculptures, de nombreux étudiants ont utilisé le plâtre pour des œuvres abstraites, mais aussi le bois, pour des constructions épurées, toutes en équilibre. On trouve également une série de sculptures ludiques et bizarres, dont la plupart sont faites à partir d’outils et de pièces métalliques provenant de machines diverses, ou encore à partir de cartouches, d’obus de mortier, de ressorts, de ventilateurs et autres objets incongrus. Reste que la majorité des étudiants s’exprime sur toile ou sur papier. Les dessins représentent plutôt des nus et des natures mortes ; les gravures, des paysages, comme la série de paysages abstraits de Zeina Bedran, en couleur, vivants et spontanés. Mais sur la toile, les thèmes se multiplient. À l’entrée du hall, Nadim Mishlawi a accroché deux énormes toiles abstraites et fluides, graves, aux couleurs sombres. Kassem Baytama s’est intéressé aux masques et aux totems. Il présente une série d’acrylique grand format, très colorée, chargée de signes. Tamara al-Samerai croque en noir et blanc le portrait d’une fillette aux grands yeux. Une peinture captivante, traversée d’éclats de rouge, extrêmement expressive. Maya Zeidan peint à l’acrylique, grandeur nature, un couple, une fille, un bébé, un nu. Des œuvres hyperréalistes travaillées avec brio dans les moindres détails. Zeina Badran puise l’inspiration à plusieurs sources. Un port de Beyrouth avec des pêcheurs à la ligne, des hommes devant la porte d’un café, une femme lisant, étendue. Ses toiles sont lumineuses et nettes, un brin de poétiques ; ses visages éloquents.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats La LAU présente une grande exposition réunissant les travaux de ses étudiants en art et sciences, en art et communication, et en beaux-arts. En tout, plus de 200 peintures, sculptures, dessins, céramiques et gravures. Jusqu’au 10 juin, de 10h à 18h, sur le campus de l’université (Koraytem), hall Cheikh Zayed. C’est dans de tels endroits qu’on devrait aller à la chasse aux jeunes talents, car on fait d’étonnantes découvertes parmi les œuvres des étudiants, qui témoignent souvent, déjà, d’une maturité certaine. Créativité, originalité, audace et savoir-faire, on trouve tout cela au hall Cheikh Zayed, et aussi, bien sûr, des choses plus classiques ou moins bonnes. Jeux de formes et de mouvements au coin céramique qui présente des objets fonctionnels ou simplement décoratifs. Les mariages texture/couleur...