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Actualités - Chronologies

La Colombie brûle ses dernières cartouches pour garder la Copa America

La Colombie alignera un «onze» politique aujourd’hui à Asuncion, mené par le président Andrés Pastrana, pour tenter de sauver l’organisation en juillet de la Copa America de football dans le pays andin. La Confédération sud-américaine de football (CSF), lors d’une réunion extraordinaire dans la capitale paraguayenne, décidera du maintien ou non de cette épreuve prévue du 11 au 29 juillet en Colombie, après avoir passé en revue les conditions de sécurité dans les sept villes organisatrices. Cette Coupe des nations sud-américaines, organisée tous les deux ans, risque en effet d’échapper à la Colombie en raison de la récente vague d’attentats à la bombe ou à la voiture piégée (12 morts et 208 blessés en un mois). Aucun de ces attentats n’a été jusqu’ici revendiqué. Le président conservateur se déplacera en force à Asuncion pour persuader la CSF de laisser son pays accueillir les douze équipes de la Copa America (Brésil, Colombie, Argentine, Uruguay, Paraguay, Chili, Équateur, Pérou, Bolivie, Venezuela, ainsi que le Mexique et le Canada comme invités). Un impressionnant «onze» l’accompagnera, toutes tendances politiques confondues, avec dans ses rangs les présidents du Sénat et de la Chambre des représentants, Mario Uribe et Basilio Villamizar (membres de l’opposition libérale), le ministre des Mines et de l’Énergie, le chef des services secrets et les maires des sept villes concernées (Bogota, Medellin, Cali, Pereira – quatre villes touchées par les récents attentats – Barranquilla, Manizales, Armenia). Accord avec les Farc Dans le secteur sportif, le président de la Fédération colombienne de football, le président du Comité d’organisation (COL) de la Copa America ainsi que le chef de la sécurité durant l’épreuve seront du voyage au Paraguay. Décidé coûte que coûte à sauver la «Copa» en Colombie, le chef de l’État arrivera à Asuncion auréolé de l’accord signé samedi par son haut-commissaire à la paix, Camilo Gomez, et les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc, marxistes), la principale guérilla du pays avec 16 500 hommes. La libération imminente de 142 policiers ou soldats et 15 guérilleros est prévue par le document, le premier du genre paraphé entre les rebelles et le pouvoir depuis l’engagement de pourparlers de paix en octobre 1999. Ces négociations visent à mettre fin à une guerre civile qui a fait 200 000 morts depuis 1964 en Colombie. À ce climat de détente avec la guérilla des Farc, qui a appuyé vendredi la tenue en Colombie de la «Copa», s’ajoute le calme revenu dans les villes du pays depuis le dernier attentat, survenu dans la capitale le 25 mai (4 morts et 32 blessés). Passionné de football, Andrés Pastrana n’a cessé de défendre le maintien de l’épreuve dans son pays. «On va mettre un but radical à la violence», avait-il déclaré après l’attentat de Bogota. Pastrana pourra aussi faire valoir qu’aucun incident n’a été enregistré au cours des six matches déjà disputés par l’équipe de Colombie à Bogota en éliminatoires zone Amsud de la Coupe du monde 2002.
La Colombie alignera un «onze» politique aujourd’hui à Asuncion, mené par le président Andrés Pastrana, pour tenter de sauver l’organisation en juillet de la Copa America de football dans le pays andin. La Confédération sud-américaine de football (CSF), lors d’une réunion extraordinaire dans la capitale paraguayenne, décidera du maintien ou non de cette épreuve prévue du 11 au 29 juillet en Colombie, après avoir passé en revue les conditions de sécurité dans les sept villes organisatrices. Cette Coupe des nations sud-américaines, organisée tous les deux ans, risque en effet d’échapper à la Colombie en raison de la récente vague d’attentats à la bombe ou à la voiture piégée (12 morts et 208 blessés en un mois). Aucun de ces attentats n’a été jusqu’ici revendiqué. Le président conservateur se...