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Actualités - Chronologies

Entre traditions et technologie, l’élevage du renne

Jusqu’à récemment, les Samis, n’avaient que des skis et des chiens pour les aider dans l’élevage du renne : aujourd’hui, ils utilisent des motos-neige, des hélicoptères et téléphones portables pour préserver ce mode de vie traditionnel. Selon Nils Torbjoern Nutti, éleveur sami à Nedre Soppero (Nord), le temps du «raidu», la transhumance traditionnelle, est bel et bien fini. Cette transhumance était pratiquée quatre fois par an par des hommes à pied ou à skis qui emmenaient les rennes vers les terres de pâture. «Désormais, les éleveurs vivent dans des maisons et font la navette dans la journée», affirme-t-il. Chaudement vêtu d’un manteau en peau de renne, Nils Torbjoern enfourche sa moto-neige du dernier modèle et se lance sur un lac gelé pour aller veiller sur son troupeau. Même s’ils ont adopté les technologies modernes, les Samis continuent de suivre les cycles saisonniers des rennes, souligne-t-il. «Au printemps, quand les femelles prennent le chemin des terres de pâture dans les montagnes norvégiennes, nous les accompagnons depuis les forêts de Suède et nous nous installons en Norvège pour l’été», explique-t-il. Ils vivent alors sous les «kaatas» (tipis en langue sami), semblables à ceux des Indiens d’Amérique du Nord, et cuisinent le renne ou le poisson sur le feu. «Nous vivons de ce que la nature donne et de ce qu’elle nous reprend. Nous suivons les besoins des rennes», confie Nils Torbjoern. Nisse Matte, porte-parole du Parlement sami suédois institué en 1993, admet céder parfois à la tentation de faire un détour par la ville la plus proche pour se procurer un paquet de biscuits ou étancher sa soif. L’existence des enfants samis d’aujourd’hui ne ressemble que de loin à celle des générations antérieures. Scolarisés dans les écoles suédoises, ils vivent à la ville avec leur mère tandis que leurs pères assurent la transhumance. En hiver, les températures descendent jusqu’à 35 degrés centigrades au-dessous de zéro et la région est plongée dans la nuit polaire presque 24 heures sur 24. Alors que, engoncés dans leurs combinaisons ultramodernes, les visiteurs frissonnent, les Samis sont protégés des froids cinglants par leurs traditionnels vêtements de peau et de fourrure doublés de ponchos bleus en laine, ouvragés selon les couleurs des saisons du Nord sauvage : rouge, jaune et vert. Un troupeau est composé en moyenne de 600 à 700 têtes. «Mais ne demandez jamais à un Sami de combien de rennes se compose son cheptel, prévient-t-il. C’est comme si je vous demandais combien d’argent vous avez en banque».
Jusqu’à récemment, les Samis, n’avaient que des skis et des chiens pour les aider dans l’élevage du renne : aujourd’hui, ils utilisent des motos-neige, des hélicoptères et téléphones portables pour préserver ce mode de vie traditionnel. Selon Nils Torbjoern Nutti, éleveur sami à Nedre Soppero (Nord), le temps du «raidu», la transhumance traditionnelle, est bel et bien fini. Cette transhumance était pratiquée quatre fois par an par des hommes à pied ou à skis qui emmenaient les rennes vers les terres de pâture. «Désormais, les éleveurs vivent dans des maisons et font la navette dans la journée», affirme-t-il. Chaudement vêtu d’un manteau en peau de renne, Nils Torbjoern enfourche sa moto-neige du dernier modèle et se lance sur un lac gelé pour aller veiller sur son troupeau. Même s’ils ont adopté les...