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Actualités - Chronologies

République centrafricaine - L’armée pourchasse les auteurs - du putsch manqué

Les troupes loyalistes ont continué, hier à Bangui, les opérations de «ratissage» contre les auteurs du putsch manqué du 28 mai, après avoir repris le contrôle du sud-est de la capitale d’où s’est enfui le général André Kolingba, instigateur présumé de la tentative de coup d’État. Des tirs d’armes légères et de mortier ont retenti pendant une bonne demi-heure dans le sud-ouest de la ville, entre les quartiers Fatima et Bimbo. Les autorités centrafricaines ont par ailleurs reconnu pour la première fois que des troupes libyennes se trouvaient sur leur territoire pour les aider à faire «face aux graves menaces» liées à la tentative de putsch manquée. Elles n’ont cependant pas précisé le rôle de ces soldats, arrivés le 30 mai et qui auraient été envoyés par la Libye pour assurer la protection du président Ange-Félix Patassé, selon l’entourage du chef de l’État. Contrairement aux opérations de «ratissage» organisées dans le sud-est de la ville, les FACA n’auraient pas reçu cette fois-ci de soutien des éléments du Front de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba. La veille au soir, la présidence centrafricaine avait averti qu’elle entendait reprendre le contrôle des derniers bastions des «mutins» à Bangui, notamment dans la zone de Bimbo, où se trouve l’émetteur central de la radio nationale saboté par les rebelles. Depuis samedi matin, les quartiers sud-ouest étaient la cible des troupes loyalistes qui avaient pris le soin de reprendre aux premières lueurs du jour le quartier Ouango (sud-est), où se trouve la résidence du général Kolingba. Le chef présumé des putschistes, en fuite, est «toujours recherché avec ses complices, des généraux hutus rwandais, pour être jugé de ses actes», a précisé une source gouvernementale qui n’a pas pu confirmer la rumeur selon laquelle le général Kolingba aurait trouvé refuge dans sa ferme familiale de Mboko (20 km à l’est de Bangui). Depuis samedi soir, plus aucun combat ou tir n’a en tout cas été signalé dans la zone du camp Kassaï et du quartier Ouango, où les civils affolés par le pilonnage des FACA se sont réfugiés en bordure du fleuve Oubangui, notamment chez les religieuses de la mission Saint-Paul. La fuite des habitants des quartiers sud-ouest, qui a commencé dans la journée de samedi, s’est poursuivie hier. Des centaines de civils ont continué à s’échapper de la capitale en direction du Sud, vers la ville de Mbaïki (100 km au sud de Bangui) ou en empruntant les rives centrafricaines de l’Oubangui. De nombreux habitants des quartiers sud, réputés favorables à l’opposition, redoutent les représailles et les exactions des FACA, même si la présidence a condamné ces «dérapages». Le parti du président Patassé, le Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), a de son côté estimé samedi soir que les «exactions» sont à imputer aussi bien aux forces loyalistes qu’aux putschistes. Il a cependant invité les Centrafricains «à se ressaisir et à tout mettre en œuvre pour sauvegarder l’unité nationale», selon un communiqué du MLPC diffusé sur les ondes d’une nouvelle radio mise en place dans l’enceinte de la résidence du chef de l’État.
Les troupes loyalistes ont continué, hier à Bangui, les opérations de «ratissage» contre les auteurs du putsch manqué du 28 mai, après avoir repris le contrôle du sud-est de la capitale d’où s’est enfui le général André Kolingba, instigateur présumé de la tentative de coup d’État. Des tirs d’armes légères et de mortier ont retenti pendant une bonne demi-heure dans le sud-ouest de la ville, entre les quartiers Fatima et Bimbo. Les autorités centrafricaines ont par ailleurs reconnu pour la première fois que des troupes libyennes se trouvaient sur leur territoire pour les aider à faire «face aux graves menaces» liées à la tentative de putsch manquée. Elles n’ont cependant pas précisé le rôle de ces soldats, arrivés le 30 mai et qui auraient été envoyés par la Libye pour assurer la protection du...