Respect. Tel est le mot d’ordre de la carrière d’Andy Garcia. «On peut ne pas être d’accord avec les autres, mais il faut savoir être à l’écoute. Je suis très sensible à l’injustice car je suis moi-même enfant d’une énorme injustice. La dictature cubaine a tout fait perdre à mes parents. Je ne le pardonnerai jamais». À 43 ans et, malgré une carrière hollywoodienne plus qu’honorable (Les Incorruptibles, Affaires privées, Le Parrain 3, Jennifer 8, Dernières heures à Denver, Dans l’ombre de Manhattan, L’Enjeu...), Andres Arturo Garcia Menendez s’est toujours senti exilé, nostalgique d’une enfance qu’il n’a jamais eue. «Je ne manque de rien: j’aime ma femme, mes enfants, mon métier. Mais je voudrais revenir à Cuba pour y passer peut-être le reste de mes jours». Cette île, il l’a quittée à l’âge de 5 ans, lorsque son père, avocat, et sa mère, professeur d’anglais, ont préféré l’exil à Miami plutôt que le régime de Fidel Castro. «En arrivant, mon père n’a trouvé qu’une place de cuisinier et ma mère, un poste de secrétaire». Il n’y retournera pas avant que le dictateur l’ait quittée. «Ce sera le plus beau jour de ma vie». Après avoir réalisé en 1993 un documentaire sur la vie du grand contrebassiste cubain Cacho Lopez, qui était tombé dans l’oubli, Andy Garcia va repasser derrière la caméra. «Je vais bientôt réaliser “The Lost City”, avec Isabella Rossellini, Jennifer Lopez, Robert Duvall, Kevin Spacey. L’histoire, très proche de la mienne, d’une famille divisée au moment du changement de régime à La Havane dans les années 50 et que j’aurais voulu tourner à Cuba. Sans Castro dans la distribution».
Respect. Tel est le mot d’ordre de la carrière d’Andy Garcia. «On peut ne pas être d’accord avec les autres, mais il faut savoir être à l’écoute. Je suis très sensible à l’injustice car je suis moi-même enfant d’une énorme injustice. La dictature cubaine a tout fait perdre à mes parents. Je ne le pardonnerai jamais». À 43 ans et, malgré une carrière hollywoodienne plus qu’honorable (Les Incorruptibles, Affaires privées, Le Parrain 3, Jennifer 8, Dernières heures à Denver, Dans l’ombre de Manhattan, L’Enjeu...), Andres Arturo Garcia Menendez s’est toujours senti exilé, nostalgique d’une enfance qu’il n’a jamais eue. «Je ne manque de rien: j’aime ma femme, mes enfants, mon métier. Mais je voudrais revenir à Cuba pour y passer peut-être le reste de mes jours». Cette île, il l’a quittée...
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