En 1914, quatre membres de l’aviation turque, les capitaines Fethi, Nuri et Hakki et le lieutenant Sadik, décident de rallier Istanbul à Alexandrie avec deux avions à moteur. Les Golden Wings, surnom qu’ils se donnent pour cette folle équipée, quittent Istanbul et, quelques semaines plus tard, alors qu’ils arrivent presque au terme de leur voyage, l’un des deux avions s’abîme en mer, non loin de Beyrouth. Deux des aviateurs se noient. L’autre avion s’arrête à Jafa. Ismaïl Hakki sera le seul survivant. Quatre-vingt-sept ans plus tard, un nouvel équipage est formé. Omer Demirayak, Serdar Yapici, Melih Basturk, Taner Yoney et Mehmet Yesilyurt, tous les cinq officiers de l’aviation turque et connaissant l’histoire, trop longtemps négligée, de ces aventuriers, reprennent du service. Ailerons mécaniques «Les avions ont été refaits presque à l’identique», explique Omer Demirayak à son arrivée à l’aéroport de Beyrouth. «L’hélice est en composite au lieu d’être en bois et nous avons ajouté des taquets mobiles sur la queue et les ailes de l’avion». Il semblerait que l’accident de 1914 soit du à une erreur de manipulation, à l’époque mécanique, de ces ailerons. Erreur bien compréhensible puisque ce genre de vol était aussi physique qu’aléatoire. «Ces avions à hélice prennent difficilement de l’altitude», poursuit le capitaine Demirayak. «Les manœuvres ont été particulièrement délicates en Turquie et au Liban, lorsque nous devions survoler des montagnes à plus de 10 000 pieds (environ 3 000 mètres)». la capacité du réservoir d’essence est réduite : elle ne permet aux équipes de ne faire que trois heures de vol, ce qui est la durée du voyage quotidien des Golden Wings nouvelle édition. À chaque étape, ils s’accordent 24 heures de repos avant de repartir. La télévision turque, qui est à l’origine de cette idée, suit les Golden Wings au gré de leurs atterrissages tandis qu’une équipe se charge, en Turquie, de la réalisation de la partie en costumes de cette saga qui sera diffusée en janvier 2002. La célébrité ? Les aviateurs n’y pensent pas une seule seconde, du moins maintenant : «Ce qui compte, c’est le plaisir et la fierté que nous ressentons à reprendre le parcours de ces hommes qu’on a trop longtemps négligés», confie Omer Demirayak. Les Golden Wings sont repartis samedi matin en direction de la Palestine.
En 1914, quatre membres de l’aviation turque, les capitaines Fethi, Nuri et Hakki et le lieutenant Sadik, décident de rallier Istanbul à Alexandrie avec deux avions à moteur. Les Golden Wings, surnom qu’ils se donnent pour cette folle équipée, quittent Istanbul et, quelques semaines plus tard, alors qu’ils arrivent presque au terme de leur voyage, l’un des deux avions s’abîme en mer, non loin de Beyrouth. Deux des aviateurs se noient. L’autre avion s’arrête à Jafa. Ismaïl Hakki sera le seul survivant. Quatre-vingt-sept ans plus tard, un nouvel équipage est formé. Omer Demirayak, Serdar Yapici, Melih Basturk, Taner Yoney et Mehmet Yesilyurt, tous les cinq officiers de l’aviation turque et connaissant l’histoire, trop longtemps négligée, de ces aventuriers, reprennent du service. Ailerons mécaniques «Les...
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