Le Haut-Commissaire de l’Onu pour les réfugiés, Ruud Lubbers, a annoncé à Genève de fortes réductions budgétaires, à hauteur de 14 %, pour 2002 et une suppression nette de 763 emplois. «Nous avons mené à bien cet exercice, ardu mais absolument nécessaire, qui nous a permis de mieux identifier nos priorités, de réduire nos dépenses et d’avoir un soutien financier plus régulier», a déclaré l’ancien Premier ministre néerlandais, depuis le début de l’année à la tête de l’agence humanitaire. Le budget pour l’année 2002 devrait s’élever à 825 millions de dollars approximativement. Comparé au budget initial de 2001, d’un montant de 954,9 millions de dollars, cela représente une réduction de 130 millions de dollars, soit environ 14 %. «La réalisation de certaines économies a requis la suppression d’un certain nombre de postes et la réduction des opérations sur le terrain», précise un communiqué du HCR. «Mais, ajoute le document, des économies considérables ont aussi résulté de la diminution progressive, envisagée bien antérieurement, des activités dans certaines régions du monde, telles que le Timor-Oriental et les Balkans». Un plan mis en place par M. Lubbers prévoit, d’ici à la fin de l’année prochaine, la révision à la baisse des effectifs du HCR, de 4 828 postes aujourd’hui, à 4 065, soit une réduction de 939 postes, compensée par la création de 174 à 176 nouveaux postes dans des secteurs de grande priorité. L’élément-clé du plan Lubbers, dans le moyen terme, consiste à améliorer le financement des programmes du HCR. Le budget annuel du HCR est approuvé par son comité exécutif, composé de 57 pays. Mais cette approbation ne signifie pas forcément que ces gouvernements verseront les ressources nécessaires. Ces dernières années, en effet, les opérations du HCR ont été entravées par le manque de fonds. «Lorsque les gouvernements nous demandent de faire quelque chose, ils doivent aussi nous donner les moyens de le faire», a déclaré le Haut-Commissaire. À la fin 2000, l’ensemble des personnes dont le HCR s’occupe – réfugiés, demandeurs d’asiles, déplacés principalement – s’élevait à 21,1 millions de personnes. Le budget annuel du HCR n’est couvert qu’à hauteur de 2% par une allocation régulière du système des Nations unies. Le financement de l’agence dépend essentiellement des contributions volontaires. La grande majorité des dons proviennent des pays industrialisés, États-Unis en tête. En 2001, 10 pays donateurs devraient fournir près de 90 % du budget du HCR. En 2000, sont arrivés en tête les États-Unis (245 millions de dollars), le Japon (100 M), les Pays-Bas (48 M), la Suède (42 M), la Norvège (40,5 M), l’UE (38,3 M), le Danemark (37,4 M), le Royaume-Uni (30,5 M), le Canada (16,7), et l’Allemagne (15,1 M).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le Haut-Commissaire de l’Onu pour les réfugiés, Ruud Lubbers, a annoncé à Genève de fortes réductions budgétaires, à hauteur de 14 %, pour 2002 et une suppression nette de 763 emplois. «Nous avons mené à bien cet exercice, ardu mais absolument nécessaire, qui nous a permis de mieux identifier nos priorités, de réduire nos dépenses et d’avoir un soutien financier plus régulier», a déclaré l’ancien Premier ministre néerlandais, depuis le début de l’année à la tête de l’agence humanitaire. Le budget pour l’année 2002 devrait s’élever à 825 millions de dollars approximativement. Comparé au budget initial de 2001, d’un montant de 954,9 millions de dollars, cela représente une réduction de 130 millions de dollars, soit environ 14 %. «La réalisation de certaines économies a requis la suppression...