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Actualités - Chronologies

ALGÉRIE - Affrontements près de Tizi Ouzou - et calme à Béjaïa

Des affrontements entre jeunes manifestants et forces de sécurité se sont produits hier dans la région de Tizi Ouzou, à 110 km à l’est d’Alger, alors que le calme est revenu à Béjaïa, en Petite Kabylie. En Grande Kabylie à Tadmaït et Draa Ben Kheda, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Tizi Ouzou, sur l’important axe routier reliant Alger, des jeunes ont dressé des barricades avec notamment des camions de sables renversés sur la chaussée, des troncs d’arbres et des barrières de sécurité arrachées. Dans la ville de Tadmaït un jeune avait été tué lundi et quatre autres blessés, alors qu’à Draa Ben Kheda, quelques kilomètres plus loin, un autre jeune avait été tué le même jour d’une balle tirée par un gendarme alors qu’il se trouvait seul devant sa maison, selon des témoins. La ville de Naciria, sur le même axe à une vingtaine de kilomètres de Tizi Ouzou, a été également le théâtre d’affrontements hier à mi-journée. Aux barrages, les jeunes manifestants demandaient notamment aux automobilistes de leur fournir de l’essence pour confectionner des cocktails molotov. Ces jeunes semblaient déterminés à continuer leur action malgré le discours dimanche du président Abdelaziz Bouteflika qui a lancé un appel à la raison et promis de sanctionner «tous les instigateurs des violences». Pour les jeunes, les gendarmes sont les instigateurs des violences qui ont fait 51 morts et 1 300 blessés depuis le début des émeutes qui ont éclaté après la mort d’un lycéen, le 18 avril, dans une gendarmerie à Beni Douala près de Tizi Ouzou. Le départ «immédiat et sans condition» de la gendarmerie de toute la Kabylie est d’ailleurs la revendication principale des manifestants et des comités de villages et de tribus qui ont mobilisé récemment des centaines de milliers de personnes à Tizi Ouzou et Béjaïa. «On ne va pas s’arrêter. On va lutter avec nos pierres contre leurs kalachnikovs», affirmait mardi un jeune sur un barrage. La capitale de la Grande Kabylie Tizi Ouzou, en revanche, était déserte et calme hier après-midi et les magasins fermés. Une forte odeur de gaz lacrymogènes flottait sur la ville qui a encore connu des manifestations dans la nuit de lundi à mardi. Des gravats et des débris de toutes sortes jonchaient les rues et des pneus finissaient de se consumer près de véhicules renversés et incendiés. D’autres affrontements ont été enregistrés, 40 kilomètres à l’ouest de Béjaïa (250 km à l’est d’Alger), la capitale de la Petite Kabylie, à Sidi Aïch où des jeunes avaient dressé des barricades sur la route nationale menant à Alger. Une dizaine d’entre eux ont été blessés par des jets de grenades lacrymogènes des forces de sécurité hier après-midi. Toutefois, le calme était revenu à Béjaïa qui avait connu d’importantes émeutes dimanche et la nuit suivante. La ville commençait hier à retrouver un aspect normal avec le déblaiement des restes de barricades et l’enlèvement des véhicules brûlés.
Des affrontements entre jeunes manifestants et forces de sécurité se sont produits hier dans la région de Tizi Ouzou, à 110 km à l’est d’Alger, alors que le calme est revenu à Béjaïa, en Petite Kabylie. En Grande Kabylie à Tadmaït et Draa Ben Kheda, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Tizi Ouzou, sur l’important axe routier reliant Alger, des jeunes ont dressé des barricades avec notamment des camions de sables renversés sur la chaussée, des troncs d’arbres et des barrières de sécurité arrachées. Dans la ville de Tadmaït un jeune avait été tué lundi et quatre autres blessés, alors qu’à Draa Ben Kheda, quelques kilomètres plus loin, un autre jeune avait été tué le même jour d’une balle tirée par un gendarme alors qu’il se trouvait seul devant sa maison, selon des témoins. La ville de...