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Actualités - Chronologies

TURQUIE - La grève de la faim dans les prisons semble s’amplifier

Au 215e jour du mouvement de grève de la faim dans les prisons en Turquie, la protestation semblait s’amplifier, avec 180 nouveaux grévistes de la faim depuis le début du mois de mai, selon la principale association turque de défense des droits de l’homme. Les grévistes protestent contre la mise en service de nouvelles prisons où les détenus sont dans des cellules, et non dans des dortoirs comme les prisons anciennes, ce qui entraîne leur isolement. Dans son local d’Istanbul, l’Association des droits de l’homme (IHD) affiche les photos dramatiques de grévistes de la faim et collecte les statistiques concernant les victimes, les témoignages des familles, des médecins et des avocats. Déjà, 22 grévistes sont morts, 115 sont hospitalisés, entre 50 à 60 sont dans un coma végétatif, selon les chiffres de l’association. Ces derniers «sont pratiquement morts, cliniquement, et nous nous attendons tous les jours à de nouveaux décès», a déclaré l’avocate Umit Efe, lors d’une visite de parlementaires du Conseil de l’Europe. Sa collègue Eren Keskin dresse une image sombre de la situation dans les nouvelles prisons turques, dites de type F, où sont détenus principalement des prisonniers politiques en vertu de la loi antiterrorisme. Six sont déjà construites, cinq autres sont en cours de construction. Elles doivent remplacer des prisons vétustes avec des dortoirs surpeuplés, qui favorisaient mutineries et activités mafieuses, font valoir les autorités, selon lesquelles les nouveaux établissements correspondent aux normes européennes. La contrepartie, selon l’IHD, c’est «un total isolement» des prisonniers, favorable à d’éventuelles tortures, contre lequel les détenus se rebellent depuis des mois, notamment par les grèves de la faim. Selon Oya Ersoy, responsable du comité des grévistes de la faim de l’Association des droits de l’homme, environ 400 détenus ou proches suivent la grève, que les autorités turques avaient tenté de briser en lançant un assaut contre 20 prisons en décembre, lors duquel 32 personnes, dont deux gendarmes, étaient mortes. Le nombre précis des grévistes est incertain, car quelques-uns ont cessé le mouvement, selon la même source. Sur un détenu, mort de faim, des traces de torture ont été trouvées : fracture d’un bras, hématomes, et une plainte a été déposée, a-t-elle dit. Les autorités turques rejettent les accusations des organisations de défense des droits de l’homme sur des cas de torture ou de mauvais traitements dans les nouvelles prisons. Selon des défenseurs des droits de l’homme, une détenue a été relâchée parce qu’elle était retombée en enfance des suites du manque d’alimentation. D’autres, admises à l’hôpital carcéral, se sont plaintes d’avoir reçu l’interdiction d’aller aux toilettes et d’avoir été obligées de rester dans leur lit souillé pendant de longues heures. Selon Mme Keskin, «les droits de la défense sont complètement bafoués et les avocats sont victimes de harcèlements et de fouilles corporelles humiliantes» dans les nouvelles prisons.
Au 215e jour du mouvement de grève de la faim dans les prisons en Turquie, la protestation semblait s’amplifier, avec 180 nouveaux grévistes de la faim depuis le début du mois de mai, selon la principale association turque de défense des droits de l’homme. Les grévistes protestent contre la mise en service de nouvelles prisons où les détenus sont dans des cellules, et non dans des dortoirs comme les prisons anciennes, ce qui entraîne leur isolement. Dans son local d’Istanbul, l’Association des droits de l’homme (IHD) affiche les photos dramatiques de grévistes de la faim et collecte les statistiques concernant les victimes, les témoignages des familles, des médecins et des avocats. Déjà, 22 grévistes sont morts, 115 sont hospitalisés, entre 50 à 60 sont dans un coma végétatif, selon les chiffres de...