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Actualités - Chronologies

Ottmar Hitzfeld, l’assurance-vie du Bayern

Rarement égratigné par la presse, loué par ses employeurs et employés, pressenti comme futur sélectionneur national, l’entraîneur du Bayern Munich, Ottmar Hitzfeld, incarne la réussite du club bavarois sacré samedi champion d’Allemagne pour la 17e fois, nouveau record. Depuis sa prise de fonctions en été 1998, l’homme accumule en effet les succès, redonnant au Bayern son statut de machine à gagner du football allemand : trois titres consécutifs de champion national, une Coupe d’Allemagne et une finale (perdue) de Ligue des champions face à Manchester United. En attendant peut-être une nouvelle Ligue des champions (trois titres en C1), mercredi à Milan face au FC Valence. Une telle récolte a donné des idées à Franz Beckenbauer. Le président bavarois a déclaré vouloir «faire de Hitzfeld le Alex Ferguson du Bayern». Autrement dit, faire signer à ce coach porte-bonheur un bail «à vie», identique à celui du manager de Manchester, en poste depuis 15 ans. Sous contrat jusqu’en 2004, le plus performant des entraîneurs allemands en poste a apprécié l’offre : «La tendance est à une prolongation. Et le fait que je souhaite rester montre que je m’identifie au Bayern». Identification au club? Le discours sonne un brin désuet, au beau milieu de la valse permanente dans laquelle le foot-business entraîne joueurs et entraîneurs. Mais justement : «Les salaires ont triplé et quadruplé ces dernières années. Or, on ne peut pas prendre plus et donner moins. L’identification au Bayern est ce qui compte le plus. Le FC Bayern est le plus important dans notre vie». Dégâts de l’inflation salariale Autre extrait du credo : «Je crois encore que chaque joueur est mû par la passion et non par l’amour de l’argent». Joueur modeste, ce qu’il a toujours reconnu en expliquant que c’est en Suisse qu’il a dû s’exiler pour passer vraiment professionnel après trois petites saisons à Stuttgart (1975-78), Hitzfeld est effectivement bien placé pour juger des dégâts de l’inflation salariale. Il l’avait déjà mesurée au Borussia Dortmund, avec lequel il avait remporté deux titres nationaux et la Ligue des champions en 1997. C’était le dernier fait de gloire du foot allemand. Prônant une refonte et un rajeunissement de l’équipe dont il craignait l’engourdissement en Bundesliga après le triomphe européen, il s’était retrouvé simple directeur sportif. Et le Borussia avait plongé à la 10e place. Comme pour écarter ce spectre-là, les dirigeants du Bayern, en ligne avec Hitzfeld, ne cessent de rappeler aux joueurs leurs devoirs en Bundesliga. À 52 ans, l’homme fait passer le message et cultive à souhait une double image, non antinomique, de «père la rigueur», toujours tiré à quatre épingles les jours de matches, et de coach libéral à l’écoute des joueurs. «C’est le type d’entraîneur ouvert d’esprit, qui cherche le dialogue. Il laisse une grande liberté et nous fait confiance, mais cette confiance se gagne, en étant sérieux et professionnel. Il me rappelle parfois Aimé Jacquet», observe le champion du monde et d’Europe français, Bixente Lizarazu, depuis 1997 au Bayern.
Rarement égratigné par la presse, loué par ses employeurs et employés, pressenti comme futur sélectionneur national, l’entraîneur du Bayern Munich, Ottmar Hitzfeld, incarne la réussite du club bavarois sacré samedi champion d’Allemagne pour la 17e fois, nouveau record. Depuis sa prise de fonctions en été 1998, l’homme accumule en effet les succès, redonnant au Bayern son statut de machine à gagner du football allemand : trois titres consécutifs de champion national, une Coupe d’Allemagne et une finale (perdue) de Ligue des champions face à Manchester United. En attendant peut-être une nouvelle Ligue des champions (trois titres en C1), mercredi à Milan face au FC Valence. Une telle récolte a donné des idées à Franz Beckenbauer. Le président bavarois a déclaré vouloir «faire de Hitzfeld le Alex Ferguson du...