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Actualités - Chronologies

L’Irak et la Syrie confirment leur réconciliation après 20 ans de brouille

Le Premier ministre syrien Mohammed Moustapha Miro entame aujourd’hui une visite en Irak, la première à ce niveau en plus de 20 ans, confirmant la normalisation entre les deux pays, en brouille depuis 1980. M. Miro, qui répond à une visite effectuée fin janvier à Damas par le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan, aura à Bagdad des discussions d’«une importance particulière» pour «le renforcement des relations entre les deux pays dans tous les domaines», a déclaré un responsable irakien. Il s’agira du deuxième responsable arabe de ce niveau à se rendre à Bagdad en 10 ans d’embargo contre l’Irak, après la visite début novembre du Premier ministre jordanien, Ali Abou Ragheb. L’annonce de la visite de M. Miro intervient au lendemain de l’ouverture par la Syrie d’une section d’intérêts à Bagdad, plus d’un an après l’ouverture d’une représentation irakienne du même niveau à Damas. Le chef de la section syrienne, Mohammed Hassan Tawab, a été reçu dès samedi par le vice-ministre irakien des Affaires étrangères Nabil Najm, qui l’a assuré de lui fournir «toutes les facilités nécessaires pour la réussite de sa mission», a indiqué dimanche un diplomate à Bagdad. Les deux hommes ont exprimé à cette occasion «la volonté des deux pays de relancer les relations bilatérales dans leur intérêt et celui de la nation arabe», a rapporté le même diplomate, sous le couvert de l’anonymat. L’Irak et la Syrie, gouvernés par deux branches rivales du parti panarabe Baas, ont entamé il y a quatre ans un processus de normalisation, avec la réouverture en 1997 de leurs frontières aux délégations officielles et commerciales. Ce processus s’est ensuite accéléré, avec l’échange de visites de responsables des deux pays et l’organisation de vols aériens de Damas vers l’Irak, sous embargo de l’Onu depuis son invasion du Koweït en 1990. La normalisation de leurs relations diplomatiques, rompues en 1980 en raison du soutien syrien à l’Iran lors de la guerre entre l’Iran et l’Irak (1980-88), s’est accompagnée de la conclusion d’un accord sur l’établissement d’une zone de libre-échange. Cet accord, entré en vigueur le 1er avril, a été passé au moment où l’Irak intensifiait sa campagne contre l’embargo que lui impose l’Onu, dont Damas demande la levée. Cette demande a été formulée par le président syrien Bachar el-Assad qui a souligné le 28 février «la nécessité de lever l’embargo imposé au peuple irakien». En mars, le secrétaire général adjoint du parti Baas au pouvoir en Syrie, Abdallah el-Ahmar, a plaidé pour une «action arabe commune» pour y parvenir. L’Irak, opposé à un projet américain d’une révision des sanctions de l’Onu qu’il soupçonne de vouloir perpétuer ces sanctions, tente de rallier à sa cause les pays voisins, dont la Syrie, qu’il a avertis de mesures de représailles s’ils collaborent au projet américain que Washington compte soumettre au Conseil de sécurité de l’Onu dans les prochains jours. La Syrie, engagée dans des réformes économiques, compte sur le marché irakien, particulièrement lucratif à la faveur des richesses pétrolières de son voisin. Les deux pays étudient ainsi un projet de construction d’un nouvel oléoduc, celui les reliant étant devenu vétuste. Ce premier oléoduc, reliant les champs pétrolifères de Kirkouk, dans le nord de l’Irak, au port syrien de Banias, sur la Méditerranée, avait été fermé par la Syrie en 1982 à la suite de la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays. Mais d’après la presse spécialisée, cet oléoduc a été rouvert en novembre 2000. Un haut responsable du département d’État avait indiqué que la Syrie avait fait savoir aux États-Unis qu’elle ne faisait que «tester» l’oléoduc.
Le Premier ministre syrien Mohammed Moustapha Miro entame aujourd’hui une visite en Irak, la première à ce niveau en plus de 20 ans, confirmant la normalisation entre les deux pays, en brouille depuis 1980. M. Miro, qui répond à une visite effectuée fin janvier à Damas par le vice-président irakien Taha Yassine Ramadan, aura à Bagdad des discussions d’«une importance particulière» pour «le renforcement des relations entre les deux pays dans tous les domaines», a déclaré un responsable irakien. Il s’agira du deuxième responsable arabe de ce niveau à se rendre à Bagdad en 10 ans d’embargo contre l’Irak, après la visite début novembre du Premier ministre jordanien, Ali Abou Ragheb. L’annonce de la visite de M. Miro intervient au lendemain de l’ouverture par la Syrie d’une section d’intérêts à Bagdad,...