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Actualités - Chronologies

JO-2008 - Pékin a séduit le CIO

Pékin semble bien placée pour se voir attribuer les Jeux olympiques de 2008, le 13 juillet à Moscou, malgré un dossier technique actuellement assez réduit par rapport à Paris et Toronto, ses deux concurrentes directes, et effacer ainsi l’échec de justesse subi pour les JO 2000, organisés à Sydney. Le rapport de la commission d’évaluation du Comité international olympique (CIO), rendu public à Lausanne au siège du CIO, est en effet assez favorable à la candidature de Pékin, même si la capitale chinoise figure au même rang que Paris et Toronto, «toutes capables d’organiser d’excellents Jeux olympiques en 2008». La Commission présidée par le Néerlandais Hein Verbruggen, qui a mis entre parenthèses l’aspect politique et notamment la délicate question des droits de l’homme en Chine pour se consacrer «uniquement à l’aspect technique», a visiblement été séduite par sa visite de quatre jours du 21 au 24 février. Le soutien du public (96 % selon un sondage mandaté par le CIO) et l’engagement total du gouvernement chinois en matière d’investissements pour la construction des sites, pratiquement inexistants à l’heure actuelle, les mesures importantes envisagées pour la protection de l’environnement – Pékin est l’une des villes les plus polluées au monde – sont autant de facteurs qui ont favorablement impressionné le CIO. Mais surtout, il semble au CIO que le moment est venu de «donner» ces Jeux à Pékin, ce qui «conférerait une reconnaissance au pays», comme le précise le rapport de la Commission, qui affirme également en guise de conclusion que «des Jeux à Pékin laisseraient un héritage unique à la Chine et au sport». L’aspect économique Les dirigeants de la candidature chinoise, qui se sont montrés très discrets à Lausanne, ne s’y sont d’ailleurs pas trompés. Ils ont accueilli avec une évidente satisfaction mais une joie contenue leur bon résultat tout en ajoutant qu’il restait encore beaucoup de travail à effectuer pour être en mesure de gagner le 13 juillet à Moscou. Le plan d’organisation des sites avec notamment la construction de l’Olympic Green, un parc olympique géant sur une immense plaine verte de 700 hectares située au nord de Pékin, a séduit les visiteurs du CIO. Ce site, actuellement à l’état de maquette, comprendra le village olympique et des installations pour quinze sports, dont le stade olympique de 80 000 places. La Commission a également pris une mesure qui peut paraître anecdotique mais demeure très symbolique : elle a approuvé le comité de candidature en ne retenant pas la place Tienanmen pour le beach-volley, estimant cette idée «inappropriée»... Autre élément prépondérant : l’aspect économique. Dans son rapport, la Commission fait état de la place de la Chine dans ce domaine en étant notamment «le quatrième plus grand partenaire commercial des États-Unis et de l’Union européenne». Il reste deux mois aux autorités chinoises pour compléter un dossier et promouvoir une candidature qui, de l’avis d’un membre du CIO, possède actuellement une quinzaine de voix d’avance sur ses rivaux directs.
Pékin semble bien placée pour se voir attribuer les Jeux olympiques de 2008, le 13 juillet à Moscou, malgré un dossier technique actuellement assez réduit par rapport à Paris et Toronto, ses deux concurrentes directes, et effacer ainsi l’échec de justesse subi pour les JO 2000, organisés à Sydney. Le rapport de la commission d’évaluation du Comité international olympique (CIO), rendu public à Lausanne au siège du CIO, est en effet assez favorable à la candidature de Pékin, même si la capitale chinoise figure au même rang que Paris et Toronto, «toutes capables d’organiser d’excellents Jeux olympiques en 2008». La Commission présidée par le Néerlandais Hein Verbruggen, qui a mis entre parenthèses l’aspect politique et notamment la délicate question des droits de l’homme en Chine pour se consacrer...