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Actualités - Chronologies

La physionomie des marchés - Beyrouth : calme et stabilité

Le calme a continué de régner sur le marché des changes de Beyrouth consécutivement à la contraction de la demande du dollar et à la pénurie d’offre en cette monnaie. En effet, la Banque du Liban (BDL), qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est restée la principale contrepartie à l’offre du billet vert. Elle est parvenue ainsi à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi, pendant que les établissements de crédit le négociaient invariablement aussi au point supérieur de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes. Mais, en raison de l’étroitesse de la demande, l’activité du marché est demeurée très mince, ne dépassant pas au total quelque sept millions de dollars, entièrement placés à la vente par la BDL à 1 514,00 LL, ajoute-t-on dans ces mêmes milieux. L’euro soutenu par la baisse des taux d’intérêt américains À l’étranger, l’euro a regagné un peu de terrain hier, sur les marchés des changes internationaux avant et après la décision de la Réserve fédérale américaine (Fed) sur les taux d’intérêt aux États-Unis, qui a débouché sur une nouvelle détente monétaire avec comme corollaire une baisse d’un demi-point en pourcentage des taux servis sur les fonds fédéraux (Fed funds) à 4,00 %. Pourtant, les investisseurs sont restés prudents toute la journée avant l’annonce de cette décision de la Fed, rachetant un peu d’euros pour réajuster leurs positions de changes après la forte dépréciation de la monnaie européenne ces derniers jours. Par ailleurs, certains opérateurs, estimant que l’on est arrivé à la fin de la série de baisse des taux aux États-Unis, ont suspendu leurs achats d’euros après la décision de la Fed. Depuis le début de l’année, celle-ci a ramené son principal taux directeur de 6,50 % à 4,50 %, soit une baisse de deux points en pourcentage, la plus forte sur une période aussi courte depuis 16 ans. Le marché avait donc estimé avant la décision de la Fed que celle-ci optera pour une nouvelle détente monétaire, car l’économie américaine restait faible et les derniers chiffres, notamment ceux de la productivité en baisse de 0,1 % en rythme annuel au premier trimestre, avivaient les inquiétudes. Certains analystes avaient donc parié sur une baisse d’un demi-point en pourcentage, estimant que l’on pourrait voir une réaction réflexe à la hausse de l’euro pendant 20 à 30 minutes, simplement car le marché est très court dans cette devise, depuis les fortes ventes des jours précédents. Certes, le marché est devenu moins nerveux après la réunion de la Fed, alors qu’avant les investisseurs pensaient que celle-ci devait diminuer ses taux d’un quart de point au lieu d’un demi-point en pourcentage, ce qui a eu un effet moins négatif sur le dollar. Mais c’est surtout le communiqué de la Fed, attendu avec impatience également, qui a eu aussi un impact sur le marché dans la mesure où il a laissé entendre que l’institut d’émission poursuivrait sa politique de relâchement monétaire si l’évolution des dépenses de consommation, d’investissement et de l’inflation l’exigerait. Cela étant, le dollar ne tardait pas à être fragilisé par cet assouplissement de la politique monétaire de la Fed, se négociant à New York, comme suit : – 0,8785 pour un euro contre 0,8740, la veille – 1,4240 pour un sterling contre 1,4200 – 2,2265 DM contre 2,2380 – 7,4665 FF contre 7,5055 – 1,7445 FS contre 1,7515 – 2 204,05 lires contre 2 215,45 – 123,45 yens contre 123,30. Bourse de Beyrouth : virage à la hausse avec Solidere A À la Bourse de Beyrouth, la tendance s’est inversée hier à la hausse au gré de la reprise des actions A de Solidere de 4 3/4 à 5,00 dollars, dans un marché stationnaire sur le restant de la cote. En effet, l’indice général Lispi de toutes les valeurs libanaises cotées est parvenu à recouvrer tout le terrain qu’il avait abandonné la veille en gagnant 0,37 % à 59,61 points, alors que l’indice partiel LIBX des valeurs bancaires se maintenait toujours à 138,07 points. Ce mouvement s’est produit dans un volume d’échanges plus mince que la veille avec 86 508 actions négociées d’une valeur globale de 241 636 dollars. Les marchés américains sur la défensive après la baisse des taux Sur les places boursières internationales, les marchés américains des valeurs mobilières sont restés hier sur la défensive avant et après la décision de la Fed d’abaisser son principal taux directeur d’un demi-point en pourcentage de 4,50 % à 4,00 %, mais le volume des échanges s’est développé après l’annonce des conclusions de cette réunion. Mais, plus que cette décision fatidique de la Fed destinée à donné une nouvelle impulsion à la relance de la croissance économique américaine, ce sont les commentaires qui ont accompagné cette mesure qui ont influé sur le moral des investisseurs. À cet égard, les commentaires de la Fed indiquant qu’elle poursuivrait sa politique de baisse des taux si la conjoncture économique le justifierait ont été bien accueillis par les milieux d’affaires dans la mesure que tout assouplissement du crédit soutiendrait les résultats des sociétés au deuxième semestre. Selon l’ancien vice-président de la Fed et aujourd’hui économiste en chef chez Bear Stearns, Wayne Angell, la Fed veut voir repartir les bénéfices des entreprises, car «sans ce mouvement de remontée des bénéfices, nous ne serons pas capables de relancer les dépenses d’investissement», a-t-il dit. Rappelons qu’au premier trimestre, les plus grandes compagnies américaines avaient enregistré les pires performances en terme de progression de bénéfices en au moins dix ans, à en croire le Wall Street Journal qui a estimé dans son édition d’hier que les prévisions pour le deuxième trimestre ne dressent pas un tableau plus optimiste. Quoi qu’il en soit, ce sont les valeurs Internet qui ont mené l’indice composite Nasdaq à plus de 2 100 points (à 2 109,50 points), tandis que l’indice Dow Jones des 30 vedettes industrielle était plutôt à l’équilibre, après la publication de résultats mitigés dans le secteur de la distribution. En effet, il a dû fluctuer entre un plus bas à 10 816,17 points et un plus haut à 10 922,17 points, avant d’afficher en préclôture, à 23h heure de Beyrouth, 10 882,08 points, en légère hausse de 4,75 points sur la veille. Hausse des Bourses européennes Plus tôt dans la journée, les Bourses européennes avaient fini hier sur une hausse confortable dans des marchés qui, selon plusieurs intervenants, étaient gagnés par des rumeurs fantaisistes d’OPA diverses en attendant la décision de la Fed de baisser ou non ses taux directeurs et si oui, de combien. Le CAC 40 de la Bourse de Paris a clôturé ainsi en hausse de 56,41 points à 5 544,13 points, le Dax de la Bourse de Francfort de 5,70 points à 6 070,38 points et le Footsie de la Bourse de Londres de 152,40 points à 5 842,90 points. Rebond de la Bourse de Tokyo La Bourse de Tokyo a clôturé mardi sur un rebond de 1,3 % grâce à des achats de dernière minute des investisseurs étrangers attirés par l’espoir de réformes économiques radicales au Japon. L’indice de référence Nikkei 225 a pris 181,01 points à 14 054,03 et l’indice élargi Topix a clôturé en hausse de 14,59 points à 1 378,84 dans un volume d’échanges modéré de 686 millions de titres, contre 615,6 millions la veille. «Des acheteurs étrangers sont arrivés sur le marché avec leurs fonds de pension en fin de séance, inversant ainsi les pertes observées en début de séance», a expliqué Hiroshi Sato, courtier chez Cosmo Securities. «Ils étaient surtout à la recherche de valeurs coûteuses espérant toujours que le Premier ministre (Junichiro) Koizumi réformera drastiquement l’économie nationale», a souligné M. Sato. En début de séance, les investisseurs sont restés attentistes. «Les investisseurs n’ont pas pris de position dans l’attente de la réunion de la Réserve fédérale américaine mardi», a expliqué Tatsuo Kurokawa, analyste chez Nomura Securities. En début de séance, l’indice avait souffert d’un mouvement de ventes des valeurs de hautes technologies à la suite d’une chute du Nasdaq lundi, mais il a réussi à terminer sur une hausse après de faibles achats en fin de matinée. «Si l’on excepte le facteur Fed, le marché n’a pas été d’humeur acheteuse en raison de la faiblesse du Nasdaq. L’indice s’est toutefois redressé en fin de séance à la faveur d’achats techniques» a indiqué M. Kurosawa. Les investisseurs s’attendent à ce que la Réserve fédérale baisse ses taux de 25 à 50 points de base, selon l’analyste. Les valeurs high-tech ont clôturé en hausse. Le géant de l’informatique Fujitsu a gagné ainsi 5 yens, ou 0,3 %, à 1.687 yens et son rival Nec est en hausse de 10 yens, soit 0,5 % à 2.205 yens. Le géant de l’électronique Hitachi a gagné 22 yens, ou 1,8 % à 1 276 yens et l’investisseur Internet Softbank a progressé de 230 yens, soit 4,6 % à 5 290 yens. Casio Computer est en hausse de 3 yens à 850 yens après l’annonce d’un bénéfice net en hausse 6,1 % sur un an jusqu’en mars. Les titres du secteur de la puériculture ont subi une hausse surprise après l’annonce par les médias japonais que la princesse impériale Masako attend son premier enfant.
Le calme a continué de régner sur le marché des changes de Beyrouth consécutivement à la contraction de la demande du dollar et à la pénurie d’offre en cette monnaie. En effet, la Banque du Liban (BDL), qui a maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501,00 LL à l’achat et 1 514,00 LL à la vente, est restée la principale contrepartie à l’offre du billet vert. Elle est parvenue ainsi à le faire clôturer au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis plus d’un an et demi, pendant que les établissements de crédit le négociaient invariablement aussi au point supérieur de sa fourchette d’intervention, ont indiqué les cambistes. Mais, en raison de l’étroitesse de la demande, l’activité du marché est demeurée très mince, ne dépassant pas au total quelque sept millions de dollars,...