ASIE - Trafic de drogue, le Pnucid - tire la sonnette d’alarme
le 11 mai 2001 à 00h00
De plus en plus de pays d’Asie deviennent des centres de production et de trafic de drogue, a averti jeudi l’Onu lors d’une réunion régionale à Rangoun, en appelant de ses vœux une riposte coordonnée. Les responsables antidrogue de six pays d’Asie (Cambodge, Chine, Laos, Birmanie, Thaïlande et Vietnam) débattent cette semaine en Birmanie des moyens d’améliorer la coopération transfrontalière contre le fléau de la drogue, des amphétamines en particulier. Ces six pays ont représenté ensemble plus de 75 % des saisies d’amphétamines l’an dernier dans le monde, selon le Programme des Nations unies pour le contrôle international des drogues (Pnucid) qui supervise la réunion de Rangoun. Mais les pays voisins, comme l’Indonésie, la Malaisie et les Philippines, sont vulnérables et servent à leur tour de plates-formes pour la production et le trafic, a déploré le Pnucid. «C’est comme un ballon gonflable, si on écrase quelque part, il réapparaîtra aussitôt ailleurs. Il faut l’écraser partout en même temps et il se dégonflera», a assuré le responsable régional du Pnucid Sandro Calvani. Il a ajouté que les trafiquants étaient aujourd’hui «inventifs, rapides, innovateurs, audacieux, avec des idées et des objectifs très clairs». Les dix pays de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) ont lancé l’an dernier à Bangkok un «plan d’action» pour éradiquer le fléau de la drogue de la région d’ici à 2015. La Chine voisine a promis de contribuer à l’effort des nations de l’Asean. Ce plan d’action prévoit de faire de la lutte antidrogue la priorité des États de la région, de promouvoir des campagnes d’information sur les dangers des stupéfiants et de renforcer la coopération policière. Il prône aussi la mise en place de cultures de substitution pour remplacer le pavot qui sert à l’opium et l’héroïne. Les amphétamines sont devenues un fléau majeur dans toute l’Asie du Sud-Est, qui «a pris des proportions alarmantes» ces dernières années, selon les experts de la région. Les autorités, thaïlandaise en particulier, sont de plus en plus inquiètes par le flot d’amphétamines – estimé à quelque 700 millions de cachets cette année – qui provient du Triangle d’Or, aux confins de la Birmanie, du Laos et de la Thaïlande. Elles considèrent désormais les amphétamines – baptisées localement «ya ba» (littéralement : le remède de cheval) – comme «la plus sérieuse menace à la sécurité nationale».
De plus en plus de pays d’Asie deviennent des centres de production et de trafic de drogue, a averti jeudi l’Onu lors d’une réunion régionale à Rangoun, en appelant de ses vœux une riposte coordonnée. Les responsables antidrogue de six pays d’Asie (Cambodge, Chine, Laos, Birmanie, Thaïlande et Vietnam) débattent cette semaine en Birmanie des moyens d’améliorer la coopération transfrontalière contre le fléau de la drogue, des amphétamines en particulier. Ces six pays ont représenté ensemble plus de 75 % des saisies d’amphétamines l’an dernier dans le monde, selon le Programme des Nations unies pour le contrôle international des drogues (Pnucid) qui supervise la réunion de Rangoun. Mais les pays voisins, comme l’Indonésie, la Malaisie et les Philippines, sont vulnérables et servent à leur tour de...
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